Alors que plus de 6 000 exoplanètes ont été confirmées au-delà de notre Système solaire, la quête de signaux extraterrestres demeure infructueuse. Ce contraste entre l’abondance d’étoiles et l’absence de contact nourrit depuis 1950 le célèbre paradoxe formulé par le physicien Fermi autour d’une question simple : « Où sont-ils ? »
Une étude récente menée par les physiciens Sohrab Rahvar et Shahin Rouhani de l’université Sharif de Téhéran, propose une explication plus… sombre. Selon leurs calculs en effet, les civilisations technologiquement avancées auraient une durée de vie moyenne d’environ 5 000 ans, un laps de temps extrêmement court à l’échelle cosmique.
Une civilisation avancée… mais éphémère
La combinaison de l’équation de Drake et de nos capacités d’écoute
Les chercheurs se sont appuyés sur l’équation de Drake, qui estime le nombre potentiel de civilisations communicantes dans la Voie lactée. Ces derniers ont croisé ces projections avec la portée électromagnétique de nos radiotélescopes actuels, capables d’explorer une fenêtre temporelle couvrant près de 100 000 ans d’histoire galactique.

Si des civilisations avaient émis des signaux durant cette période, notre technologie aurait théoriquement pu les détecter. L’absence totale d’indices suggère donc qu’elles disparaissent donc bien avant d’atteindre une longévité significative.
Des menaces universelles, y compris pour l’humanité
Astéroïdes géants, éruptions volcaniques, dérèglement climatique, pandémies, guerre nucléaire ou intelligence artificielle incontrôlée : les auteurs listent de nombreux risques susceptibles d’anéantir une société avancée… comme celle de notre humanité actuelle.
Notre propre civilisation technologique n’émet des signaux détectables que depuis un siècle environ. À l’échelle de ces estimations, le « compte à rebours » serait déjà enclenché. Sans aller jusqu’à prédire une extinction inévitable, l’étude rappelle toutefois que la survie à long terme d’une civilisation dépend autant de ses avancées scientifiques que de sa capacité à maîtriser ses propres vulnérabilités. Pas de quoi être totalement rassuré donc…
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