La Chine vient de franchir une étape déterminante dans son ambition d’envoyer des astronautes sur la Lune avant la fin de la décennie. Les autorités spatiales ont en effet confirmé la réussite d’un test de vol à basse altitude de la future fusée Long March-10, ainsi qu’un essai d’abandon de vol pour le vaisseau habité de nouvelle génération Mengzhou : la capsule a été éjectée du lanceur en pleine ascension avant de redescendre sur la Mer portée par des parachutes.

Ces essais constituent des jalons essentiels dans le développement du programme lunaire habité chinois. Le test à basse altitude visait à vérifier le comportement structurel et les performances des systèmes propulsifs du lanceur, tandis que l’essai d’abandon avait pour objectif de valider la capacité du système d’éjection à protéger l’équipage en cas d’anomalie au décollage. Dernière étape de ce test de vol, le lanceur s’est « posé » sur l’eau à la verticale à la façon des lanceurs Falcon de SpaceX.
Long March-10, pilier des futures missions lunaires
La Long March-10 est conçue pour transporter des astronautes et des modules lunaires vers l’orbite terrestre puis en direction de la Lune. Plus puissante que les générations précédentes, la fusée doit jouer un rôle central dans le programme spatial chinois, aux côtés de la station Tiangong déjà opérationnelle.
Mengzhou, un vaisseau nouvelle génération
Le vaisseau Mengzhou, destiné à remplacer progressivement la capsule Shenzhou, est pensé pour des missions en orbite basse comme pour des voyages lunaires. Le test d’abandon réussi démontre la fiabilité du système de sauvetage, un élément critique pour la sécurité des futurs équipages.
Avec ces premières validations techniques, Pékin consolide son calendrier vers un premier alunissage habité autour de 2030. Dans un contexte de compétition accrue avec les États-Unis et le programme Artemis, la Chine affirme plus que jamais ses ambitions dans la nouvelle course à la Lune… et commence à concurrencer SpaceX au plan technologique.