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Amazon MGM Studios met en place un « AI Studio » et prévoit une bêta fermée en mars pour tester des outils d’intelligence artificielle capables de réduire les coûts et d’accélérer certaines étapes dans la création des films et séries. L’initiative vise aussi à donner aux équipes de création un contrôle plus fin, alors que l’industrie redoute des pertes d’emplois et une transformation durable des métiers.

À la manœuvre, un dirigeant chevronné du divertissement, à savoir Albert Cheng qui pilote une équipe dédiée au développement de ces nouveaux outils IA. Amazon prévoit d’inviter des partenaires de l’industrie dans le programme de test en mars, avec des résultats attendus en mai.
Albert Cheng présente auprès de Reuters l’AI Studio comme une structure de type start-up. Le groupe est surtout composé d’ingénieurs produit et de scientifiques, avec une part plus réduite de profils créatifs et business.
Amazon assume publiquement ce virage IA dans un contexte de budgets qui augmentent pour les films/séries et limitent le nombre de projets pouvant être financés. L’objectif affiché est d’accélérer certains processus pour produire davantage, plus vite et avec davantage d’efficience.
Albert Cheng met en avant un point clé : l’IA pour accélérer, mais pas pour effacer la part humaine. Il déclare : « Nous sommes convaincus que l’IA peut accélérer l’innovation et les aspects uniques que les êtres humains apportent à la création, mais qu’elle ne les remplacera pas ».

Cette promesse répond à une inquiétude déjà forte du côté d’Hollywood, où les acteurs et actrices disent craindre que l’IA rende certains emplois obsolètes. Amazon insiste donc sur un point d’organisation : scénaristes, réalisateurs, acteurs et concepteur de personnages resteront impliqués à chaque étape, l’IA étant présentée comme un outil pour soutenir la créativité.
Le contexte social et industriel est d’autant plus sensible qu’Amazon pousse l’IA dans presque toutes ses divisions. L’entreprise lie aussi cette dynamique à des résultats obtenus grâce à l’IA, en citant comme élément de contexte la suppression d’environ 30 000 postes depuis octobre. Certaines coupes ont aussi touché Prime Video, son service de streaming vidéo.
Le cœur technique du projet est décrit comme le « dernier kilomètre » : combler l’écart entre des outils IA grand public et le niveau de contrôle granulaire qu’exigent des contenus cinématographiques. Parmi les cibles explicites, il y a le fait d’améliorer la cohérence d’un personnage d’un plan à l’autre et d’intégrer ces capacités à des outils créatifs standards de l’industrie.
Amazon compte s’appuyer sur sa division Amazon Web Services (AWS) et travailler avec plusieurs fournisseurs de grands modèles de langage (LLM) pour élargir les choix disponibles en préproduction et en postproduction. Albert Cheng souligne aussi deux exigences qui conditionnent l’adoption : protéger la propriété intellectuelle et éviter que des contenus générés pour un film ou une série soient « absorbés » dans d’autres modèles d’IA.
Pour explorer les usages, l’AI Studio travaille avec plusieurs profils identifiés. Il y a le producteur Robert Stromberg et sa société Secret City, Kunal Nayyar et sa société Good Karma Productions, ainsi que Colin Brady, ancien animateur chez Pixar et ILM. Amazon cite enfin sa série La Maison de David comme exemple. Pour la saison 2, le réalisateur Jon Erwin a combiné l’IA et les prises de vues réelles afin de créer des scènes de bataille, en assemblant les deux pour élargir l’ampleur des séquences à moindre coût.
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