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Après une longue bataille entre les pouvoirs publics et les éditeurs de sites pornographiques, ces derniers ont l’obligation depuis le 11 janvier 2025 de vérifier l’âge de leurs utilisateurs, avec une menace de blocage pour les récalcitrants.

Pour se conformer à cette nouvelle règle, les sites X doivent désormais exiger l’envoi d’une photo ou d’un document d’identité par exemple, en proposant au moins une méthode respectant le principe de « double anonymat » qui permet de prouver sa majorité sans divulguer son identité.
Sans cela, ils s’exposent à une sanction de l’Arcom, le gendarme du numérique, qui peut, depuis l’adoption en mai de la loi dite Sren visant à sécuriser Internet, ordonner un blocage par les fournisseurs d’accès et le déréférencement des sites incriminés.
Mais il ne faut pas s’attendre à des écrans noirs à partir d’aujourd’hui : la procédure prend plus de deux mois, de l’identification du site à la demande de blocage effective.
La mesure était réclamée de longue date par les associations de protection de l’enfance. Car 2,3 millions de mineurs fréquentent des sites pornographiques en France, selon l’Arcom.
Une tolérance est accordée jusqu’au 11 avril aux sites qui proposent déjà une identification au moyen d’une carte bancaire mais ils devront ensuite obligatoirement proposer une solution à « double anonymat ».
De nombreuses sociétés — près d’une dizaine rien qu’en France — sont désormais sur les rangs pour équiper les sites de ce nouvel usage : d’un côté, l’utilisateur prouve sa majorité en mettant en ligne un document d’identité sur une application et, de l’autre, le site Internet reçoit l’information de l’âge du visiteur, sans connaître son identité.
Cette nouvelle mesure ne concerne pour l’instant que les sites basés en France et en-dehors de l’Union européenne. Ceux installés dans un autre pays européen disposent de quelques mois de répit, le temps de la mise en place d’une procédure qui verra l’Arcom notifier les pays concernés en cas de non-respect de la loi française avant blocage. Mais à terme, ils devront aussi s’y conformer. Les sites concernés sont notamment Pornhub, Youporn, Redtube, Xvideos et Xnxx.
Malgré l’arsenal déployé par l’Arcom, des moyens de contournement existent via l’installation d’un VPN ou des sites miroirs, qui répliquent à l’identique une page sous un nom de domaine différent.
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Tellement vrai, ils prennent les gamins pour des idiots, comme s’ils ne connaissaient pas le principe, bref…