Les efforts de la Chine pour concurrencer Starlink se sont soldés par un premier gros couac : une fusée transportant des satellites pour la méga-constellation chinoise Qianfan s’est accidentellement disloquée dans l’espace, créant un important champ de débris en orbite terrestre basse. La fusée Long March 6A a déployé avec succès 18 satellites, mais son étage supérieur s’est par la suite fragmenté en de nombreux morceaux. Le Commandement spatial américain a confirmé la présence de plus de 300 débris traçables, et des sociétés de surveillance satellitaire estiment qu’il pourrait y avoir jusqu’à 900 fragments. Ces débris orbitent à environ 800 kilomètres d’altitude, ce qui pose évidemment une menace potentielle pour d’autres satellites et pour la Station spatiale internationale (cette dernière évoluant à une altitude inférieure).
Bien que le Commandement spatial et SpaceX aient déclaré que le champ de débris ne constituait pas une menace immédiate, les fragments pourraient rester en orbite pendant des décennies, se rajoutant ainsi à la myriade des milliers de débris déjà référencés. A noter que SpaceX a équipé ses satellites Starlink de propulseurs permettant d’éviter les débris spatiaux, une fonctionnalité déjà utilisée pour éviter des collisions (notamment après un test de missile antisatellite russe en 2021). La présence à long terme de ce champ de débris demeure toutefois une préoccupation pour la gestion des constellations de satellites en orbite basse.
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