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A ce rythme, l’Europe va vite devenir le tiers-monde de l’IA. Après le report sine die d’Apple Intelligence, voilà que Meta annonce qu’il ne proposera pas son futur modèle d’IA multimodale en Europe : « Nous lancerons un modèle Llama multimodal dans les mois à venir, mais pas dans l’UE en raison de la nature imprévisible de l’environnement réglementaire européen », a déclaré Meta dans un communiqué. Pour rappel, une IA multimodale est capable de traiter non seulement des prompts textuels mais aussi des images et de l’audio.

LLaMa 3, la prochaine version du LLM de Meta, sera bien lancé en Europe, mais les fonctions multimodales ne feront pas partie du voyage. La décision de Meta n’a rien de surprenant en soi : il y a quelques mois, la société dirigée par Zuckerberg avait précisé qu’elle ne pouvait pas former correctement son IA en Europe, et que seuls les utilisateurs en pâtiraient vraiment : « Si nous ne formons pas nos modèles sur le contenu public que les Européens partagent sur nos services et d’autres, comme des publications ou des commentaires publics, alors les modèles et les fonctionnalités d’IA qu’ils alimentent ne comprendront pas avec précision les langues, cultures ou sujets tendances régionaux sur les réseaux sociaux. Nous pensons que les Européens seront mal desservis par des modèles d’IA qui ne sont pas informés par les riches contributions culturelles, sociales et historiques de l’Europe. »
On pourrait certes arguer que l’Europe défend ici les intérêts des citoyens européens, sauf qu’il s’agit avant toute chose de défendre la concurrence et les entreprises, comprendre limiter au maximum le poids des géants de la tech américaine (ou chinoise) pour laisser le champ libre aux startups européennes. La Commissaire à la concurrence Margrethe Vestager affirmait ainsi que l’annonce par Apple du retrait d’Apple Intelligence du marché européen était « une déclaration ouverte et étonnante qu’ils savent à 100 % que c’est une autre façon de désactiver la concurrence là où ils ont déjà une emprise ». L’utilisateur est donc le dernier souci de la Commission européenne, qui n’en a cure si les technologies aux mains des européens ont 5 ou 10 ans de retard par rapport à celles qui seront disponibles aux Etats-Unis ou en Chine, d’autant qu’il n’existe actuellement aucune société d’IA européenne pouvant proposer des produits IA capables de rivaliser en qualité et en intégration avec ceux des GAFAMNO (N pour Nvidia et O pour OpenAI). Et ce n’est pas prêt de changer d’ici les 5 ans qui viennent…
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