Le conflit israélo-palestinien s’immisce jusque dans les réseaux sociaux. Depuis les évènements tragiques de samedi dernier, les messages de haine et les fausses informations se multiplient sur la plateforme X (Twitter), des messages émanant parfois de comptes pro-Hamas (ou affiliés directement au Hamas) créés pour l’occasion. Face à ce déferlement, X a tardé à réagir, au point que le commissaire européen à l’Industrie, Thierry Breton, a rappelé à Elon Musk les obligations qui étaient les siennes en matière de modération de contenus, allant jusqu’à menacer de suspendre X en Europe si rien n’était fait. De fait, il suffisait de quelques clics pour s’apercevoir que X enfreignait allègrement les cadres européens du Digital Services Act.
Fidèle à ses habitudes, Elon Musk avait d’abord répondu : « Merci de faire publiquement la liste des violations auxquelles vous faites allusion”, mais quelques heures plus tard, c’était cette fois la nouvelle CEO de X (Twitter) qui postait un long message pour déclarer que des centaines de comptes pro-Hamas avaient été bannis de la plateforme. Yaccarino précise toutefois dans sa réponse qu’Europol ne lui a signalé aucun contenu illégal (ce qui ne signifie pas pour autant que ces contenus n’existent pas). En France, depuis le 8 octobre, la plateforme Pharos a déjà reçu des centaines de signalement pour apologie du terrorisme.