C’est peu dire qu’Ubisoft traverse l’une des pires périodes de son histoire. Le géant français du jeu vidéo aligne les déconvenues depuis quelques années, une série maudite qui démarre avec une affaire de harcèlements sexuels de la part de hauts cadres de l’entreprise, se poursuit avec l’enlisement du projet Beyond Good and Evil 2 et l’éviction de Michel Ancel, et accouche dernièrement de pertes financières lourdes (500 millions d’euros de trou dans les caisses !) ainsi que d’annulations de jeux en cascade.
Suite aux derniers résultats (médiocres) affichés par l’éditeur, Yves Guillemot, le PDG d’Ubisoft, a annoncé des restructurations « ciblées » ainsi qu’une meilleure gestion des dépenses, ce que les employés du groupe ont immédiatement traduit en gel des salaires et en licenciements. Le syndicat Solidaires Informatique Jeu Vidéo a finalement répliqué à ces annonces « masquées » par… un avis de grève ! « M. Guillemot veut mettre la pression sur ses employés. Répondons lui par la grève » déclare le syndicat, qui pose crânement ses conditions, soit une augmentation immédiate des salaires de 10% et une semaine de 4 jours. Etant donné l’état actuel des comptes d’Ubisoft, la première requête semble à priori assez peu réalisable, à moins d’opérer des coupes encore plus drastiques dans les projets actuels (et donc de licencier). La journée de grève chez Ubisoft Paris a été programmée au vendredi 27 janvier.
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