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Rebelotte ! Ce samedi 3 septembre, lors des tous derniers préparatifs du lanceur SLS, les ingénieurs de la NASA ont de nouveau été confrontés à un énième soucis. Une heure après le démarrage du remplissage des réservoirs, ces derniers ont en effet détecté une grosse fuite de carburant cryogénique. Chat échaudé craint l’eau froide dit-on, si bien que la NASA s’est dispensée cette fois de fixer une nouvelle date de tir. Bill Nelson, l’actuel directeur de l’agence spatiale américaine, est monté au feu pour tenter de contextualiser cette nouvelle déconvenue : « C’est un tout nouveau véhicule, une nouvelle technologie, un tout nouveau but – retourner sur la Lune pour préparer un voyage vers Mars – et oui, cela est difficile ».

Après deux reports – première annulation de lancement le 28 août, puis un report au 2 septembre… puis au 3 septembre – le risque pour la NASA est bien de lasser le public et les médias. Il va donc falloir « blinder » les prochains préparatifs. A ce sujet, il est désormais très probable que le SLS retourne au hangar, notamment pour la vérification du système d’autodestruction de la fusée en cas de trajectoire non conforme (la confiance règne). Au mieux, le SLS ne pourrait retourner sur son pas de tir qu’à la toute fin du mois de septembre…
Pour rappel, la mission Artemis-1 a pour objectif de « valider » la nouvelle trajectoire elliptique autour de la Lune (en vue des futures missions habitées), et d’évaluer le niveau de protection de la capsule Orion. Cette dernière sera en effet soumise à des températures extrêmes lors de son retour sur Terre (rentrée atmosphérique) ainsi qu’au rayonnement cosmique.
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La capsule Orion ne sera pas soumise à des températures extrêmes au décollage mais à son retour lors de sa rentrée atmosphérique sur Terre.