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Facebook et la vie privée, cela ne va vraiment pas de soi. Après la sordide affaire Cambridge Analytica, le géant des réseaux sociaux devra affronter une class-action (recours collectif) portant sur une récolte de données obtenue sans le consentement des utilisateurs. Le terme de « récolte » est sans doute inapproprié ici puisque l’on parle de la récupération massive de données effectuées entre 2010 et 2011 à partir d’un site affichant le bouton J’aime. La cour Suprême vient de donner son feu vert à ce recours, qui pourrait coûter à Facebook pas moins de 15 milliards de dollars en dommages et intérêts ainsi qu’en indemnités diverses.

Il faut dire que, comme à son habitude, le réseau social n’a pas fait dans la finesse en récupérant des historiques de navigation (via les cookies) sans le consentement de l’utilisateur. Il aura fallu attendre la publication de l’enquête d’un chercheur en sécurité pour que Facebook daigne mettre un terme à cette collecte sauvage. A noter que la plainte initiale avait été rejetée en 2017, une décision de justice qui vient donc elle-même d’être rejetée par la Cour Suprême.
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