Tendances : 5GiPhone 12Xbox Series XSamsung Galaxy S11Android 10.0 Q

[Test] Borderlands Ed. Jeu de l’Année : le shooter-looter majeur, toujours aussi fun, toujours aussi chrome

10 ans, c’est une période de temps microscopique à l’échelle astronomique et cela ne reste pas grand chose dans l’histoire de notre humanité; mais dans le secteur des jeux vidéo, 10 ans, c’est absolument énorme; c’est en tout cas une durée largement suffisante pour effectuer de grands bonds technologiques, de quoi rendre rapidement caduque tout un gros pan de la production vidéo-ludique. Cela est encore plus vrai dans le genre FPS, où aux critères de framerate et de latence se sont rajoutées de vraies ambitions graphiques (illustrées par les saisonniers Call of Duty ou Battlefield, ou bien encore le récent Doom). Et pourtant, parfois, 10 ans ce n’est rien: certains (rares) jeux résistent en effet sans mal au temps qui passe, prennent même une certaine patine. Borderlands rentre t-il dans cette catégorie des jeux hors du temps ? 10 ans après sa sortie sur PC, Xbox 360 et PS3, la réédition du looter shooter dans sa version Edition jeu de l’année est l’occasion de se poser honnêtement la question…

Cell-shading for ever !

La première chose que l’on remarque dès la première cinématique d’un jeu vidéo, c’est son moteur graphique; Borderlands ne joue pas la carte de l’ultra-réalisme « Unreal 4 qui tue la tronche »; lors de sa sortie en 2009, le jeu de Gearbox impressionnait déjà par la qualité de son cell-shading appliqué à une esthétique de Comics un peu grunge. En 2019, cette direction artistique sexy et lumineuse n’a pas prix le poids d’un pixel, et continue même de faire sensation face à une concurrence globalement obnubilée par les teintes grisâtres. Au détour d’une cinématique, le contour d’un personnage se fait tout de même un peu grossier, et quelques textures façon « bouillie de pixels » trahissent l’origine lointaine de l’œuvre; mais dans l’ensemble, c’est beau, c’est chrome, c’est fluide, et le style « madmaxien » (façon Fury Road) ne s’est pas ringardisé avec le temps. Les paysages de Pandora, les décors de bric et de broc, les ennemis et leur look punkachien, pas un élément graphique qui ne participe à la cohérence d’ensemble de cet univers en forme de cul-de-sac évolutionnaire. Ce choix esthétique radical a un autre avantage : le jeu n’est pas trop gourmand en ressources; sur la PS4 Pro, on touche sans trop de peine les 60 fps, mais pas en 4K bien sûr (faut pas rêver).

Looter un jour looter toujours

Borderlands est donc un shooter looter, un fps « à butins » si vous préférez; on pourrait même ajouter que le titre de Gearbox est un peu le « pape », la référence de cet hybride entre le FPS et le loot. Entre les dollars qui trainent un peu partout (et qui « respawnent », comme c’est chouette !), les munitions à foison et surtout les distributeurs de boissons d’items et d’armes qui dégorgent littéralement de sulfateuses déglinguées et meurtrières, le jeu a gardé cet aspect addictif (et parfois un peu bête, avouons-le) qui pousse à se ruer sur le moindre truc récupérable trainant sur la map. Cette quête au loot est facilitée par une petite nouveauté : la présence d’une mini-carte qui s’affiche en haut et à droite de l’écran (comme dans Borderlands 2). Les flotilles d’ennemis et les centaines de bestioles sans futur dont vous raccourcirez la durée de vie ne sont eux aussi que des prétextes à récupérer quelques dollars ou armes supplémentaires (il y a même un streum qui porte le nom de Loot Goon !). Loot un jour, loot toujours…

Le FPS Gé-né-reux

Cet aspect loot au coeur même du jeu est encore renforcé par une amélioration toute simple (mais il fallait y penser) : il suffit désormais d’être assez proche d’un item pour que ce dernier rejoigne notre besace ensablée; voilà qui est encore plus cool qu’un coup de pompe dans la tête d’un Rakk. Et puisqu’on en est à parler de la faune locale, force est de constater que sur ce point aussi, Borderlands reste une sacré référence; entre les Skags, les Psychos, les gardiens, les zombies, les midgets ricanants, sans compter la masse impressionnante de boss, de demi-boss et de personnages haut en couleurs, le joueur aura de quoi passer ses nerfs et tester ses nouveaux jouets pétaradants. On retrouve la même générosité du côté de l’armement ou des compétences; le joueur commence avec une pétoire et un bouclier qui nous font presque honte, mais après quelques dollars amassés et les bonnes tirettes dénichées, c’est l’orgie destructrice (Gearbox jure qu’il existe plus de 17 millions de variation d’armes dans Borderlands, générées de façon procédurale); les phases de shoot sont plutôt nerveuses et rythmées, malgré l’IA aux fraises des ennemis de base, mais l’on reste assez loin des sensations quasi viscérales d’un Doom. La gestion du bouclier régénérant (un peu à la Halo) est un point essentiel de la stratégie d’attaque face aux boss et demi-boss. Notons que cette frénésie destructrice est sans cesse appuyée par les traits d’humour du robot ClapTrap, croisement entre R2D2 et un majordome, le bagout pince sans rire en plus…

En coop, la destruction est plus folle

Ce serait mentir que de dire que Borderlands est un jeu facile; parfois, le jeu se montre TROP généreux dans sa distribution de vilains pas beaux, qui en plus sont souvent des adeptes du respawn. Mais heureusement, le fps de Gearbox est taillé pour le coop; contrairement au jeu original, on peut ici jouer jusqu’à 4 en local et sur le même écran (en zones partagées). Evidemment, dans cette configuration, les psychos prennent cher et le rapport de force s’équilibre avec les boss. Et puisqu’il est bientôt temps de rejoindre Pandora, rappelons aussi que cette version du jeu intègre l’ensemble des DLCs; inutile de préciser que la durée de jeu est alors très importante (plusieurs dizaines d’heures de jeu), surtout pour un fps.

Histoire de chipoter…

Alors, ce Borderlands serait-il le shooter-looter parfait ? Pas tout à fait : outre quelques petits défauts techniques et l’IA faiblarde des ennemis, on pourrait aussi citer dans la listes des points faibles l’absence de vraie customisation de son personnage (les choix proposés sont une vraie blague); et comme il faut se décider entre seulement 4 persos de base… Mais bon, c’était vraiment « histoire de critiquer » comme on dit…

Conclusion : toujours un excellent cru, 10 ans après

Tuons ce faux suspens : Borderlands Edition Jeu de l’Année est bien l’un de ces jeux qui résistent avec classe… au temps qui passe; ultra généreux dans son approche, esthétiquement irréprochable et inspiré, techniquement très au point, Borderlands reste un petit paradis du loot addictif et peut attendre l’arrivée du troisième opus avec fierté, les pieds plantés dans le sable de Pandora et un pitoyable Skag dans le viseur…

.

Borderlands Edition Jeu de l’année est disponible :

Sur le PSN (29,99 euros)

Sur le Xbox Live (29,99 euros)

Et sur PC/Steam  (29,99 euros)

8/10

Notre avis

- Direction artistique impeccable 
- Tient encore la route techniquement 
- Doublage impeccable en français 
- L'humour du robot Claptrap
- Du loot très addictif 
- Généreux. Très.
- Durée de vie très conséquente avec les DLCs
Pour
Contre
- Parfois, c'est moins beau
- L'IA en mode "ivrogne"
- Customisation ridicule
- Peu de choix de persos de base


Signaler une erreur dans le texte

Intéressant ? Partagez la news !
Restez connectés avec nous :-)

Laisser un commentaire





Quelques règles à respecter :
1. Restez dans le sujet de l'article
2. Respectez les autres lecteurs: pas de messages agressifs, vulgaires, haineux,…
3. Relisez-vous avant de soumettre un commentaire : pas de langage SMS, et vérifiez l'orthographe avant de valider (les navigateurs soulignent les fautes).
4. En cas d'erreur, faute d'orthographe, et/ou omission dans l'article , merci de nous contacter via la page Contact.

Nous nous réservons le droit de supprimer les commentaires qui ne respectent pas ces règles

Partenaires : iPhone - Culture Geek - iAddict

© 2012-2019 i2CMedia Ltd | A propos | Confidentialité |