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On se demande bien ce qui a pu se passer dans la tête de cet étudiant de 4ème année de l’ESTACA, une école d’ingénieurs spécialisée dans les domaines de l’aéronautique, de l’automobile ou du spatial. Sans que l’on sache encore très bien pourquoi, cet étudiant avait utilisé une clef USB infectée par un virus très virulent afin de faire griller les cartes mères de 88 ordinateurs de l’établissement, un acte de vandalisme aux conséquences graves puisque nombre de ces machines contenaient des dossiers de travail en cours.

L’USB Killer, le modèle de clef USB qui a permis de griller les cartes mères de 88 ordinateurs de l’ESTACA
Après une enquête interne rondement menée, le coupable a été démasqué; ce dernier vient de passer devant un conseil de discipline et a été exclu définitivement (et logiquement) de l’ESTACA.
Devant les préjudices subis (250 000 euros de dégâts estimés), l’Ecole a aussi décidé de porter l’affaire en justice; le procès se tiendra au mois de mai prochain. Ce fait divers est un avertissement sans frais à tous ceux qui pensent qu’il est presque « ludique » d’essayer les dernières techniques de piratage « à la mode » (les clefs USB « destructrices » avaient été bien médiatisées en 2016 et la clef était même disponible à la vente); le risque n’est pourtant pas mince, puisque selon la « valeur » des données ainsi corrompues ou effacées, le coupable désigné risque bel et bien de faire un détour par la case prison…
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