L’Agence nationale des titres sécurisés (ANTS), qui gère une partie des démarches liées aux titres d’identité en France, a détecté le 15 avril un piratage ayant provoqué une fuite de données touchant des particuliers et des professionnels. Le ministère de l’Intérieur a confirmé l’affaire dans un communiqué aujourd’hui et a déjà transmis un signalement à la procureure de Paris en vue de l’ouverture d’une enquête.

Encore une cyberattaque de données en France
Les informations concernées portent d’abord sur des données d’identification. Le ministère cite notamment les noms, prénoms, adresses e-mail, dates de naissance, identifiants de connexion, civilités et identifiants uniques de compte pour les profils particuliers.
Selon les cas, d’autres informations peuvent aussi être concernées, comme l’adresse postale, le lieu de naissance ou le numéro de téléphone. En revanche, les pièces jointes transmises lors des démarches administratives ne sont pas incluses dans la divulgation signalée.
Le ministère affirme aussi que les données compromises ne permettent pas, à ce stade, un accès illégitime aux comptes du portail. Les Français concernés font actuellement l’objet d’une information individualisée.
L’État a enclenché à la fois une réponse judiciaire et une réponse technique. Le signalement transmis à la procureure de la République de Paris s’appuie sur l’article 40 du code de procédure pénale, pendant que les équipes de l’ANTS et les services compétents poursuivent les investigations sur l’origine et l’ampleur exactes de l’incident.
Des mesures de renforcement de la sécurité ont aussi été mises en place après le hack pour maintenir la continuité du portail et mieux protéger les données. L’enjeu est particulièrement sensible car l’ANTS occupe une place centrale dans les demandes de passeports, cartes d’identité, titres de séjour et permis de conduire.
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