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Sandworm, un groupe de hackers qui est actif en Ukraine et lié aux services de renseignement russes, est en passe de devenir une menace mondiale importante, a averti Mandiant, une filiale de Google qui se veut une importante société de cybersécurité.

Dans un rapport, Mandiant déclare avoir repéré des opérations malveillantes menées par ce groupe dans des endroits du monde entier considérés comme des points chauds politiques, militaires ou économiques pour les intérêts russes. « Nous avons observé le groupe mener des opérations d’espionnage en Amérique du Nord, en Europe, au Moyen-Orient, en Asie centrale et en Amérique latine », indiquent les chercheurs de la filiale de Google.
« Avec un nombre record de personnes participant à des élections nationales en 2024, les antécédents de Sandworm en matière de tentatives d’ingérence dans les processus démocratiques augmentent encore la gravité de la menace que le groupe peut représenter à court terme », poursuivent-ils.
Il y a cinq ans, une douzaine d’officiers du renseignement militaire russe ont été inculpés aux États-Unis pour des accusations découlant de leur ingérence présumée dans l’élection présidentielle américaine de 2016 qui a porté Donald Trump à la Maison Blanche, selon le FBI.
Sandworm a ciblé à plusieurs reprises les institutions électorales occidentales, y compris celles des pays membres actuels et futurs de l’OTAN, selon le rapport. Le groupe a « tenté d’interférer avec les processus démocratiques dans certains pays en divulguant des informations politiquement sensibles et en déployant des logiciels malveillants pour accéder aux systèmes électoraux et fausser les données électorales ».
L’armée russe fait régulièrement appel à ce groupe dans sa guerre contre l’Ukraine, selon les chercheurs. Ils assurent que Sandworm « est activement engagé dans toute la gamme des opérations d’espionnage, d’attaque et d’influence ». En 2022, l’Ukraine avait annoncé avoir déjoué une cyberattaque russe menée par Sandworm, visant l’une de ses plus grandes installations énergétiques.
« Nous estimons avec une grande confiance que Sandworm est considéré par le Kremlin comme un instrument de pouvoir agile, capable de servir les intérêts nationaux et les ambitions de la Russie, y compris les efforts visant à saper les processus démocratiques dans le monde entier », concluent les chercheurs.
Les activités du groupe, telles que les tentatives d’influencer les élections ou les représailles contre les organismes sportifs internationaux dans les controverses sur le dopage des athlètes, suggèrent « qu’il n’y a pas de limite aux impulsions nationalistes » qui peuvent animer le programme de Sandworm, selon le rapport.
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17 Oct. 2026 • 20:47
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