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Il est de bon ton dans certains cénacles intellectuels de nier le poids de la cancel culture ou de la censure du corps au nom de la lutte pour l’égalité des sexes (et contre le « mâle gaze ») et/ou des « bonnes mœurs ». Pourtant, YouTube, Instagram, TikTok ou bien encore Facebook continuent inlassablement de censurer des oeuvres d’art montrant des nus féminins (les fesses d’hommes font nettement moins débat), que ces oeuvres soient de la photographie d’art, des jeux vidéos ou bien encore des peintures ou des sculptures datant de plusieurs siècles (l’algorithme est aveugle) ! On remarque aussi au passage avec tristesse que la plupart des associations dites féministes ne se battent pas vraiment pour dénoncer ces dérives mortifères (qui ne dit mot consent ?).
Face à cette situation quasi dystopique et digne d’un film d’anticipation des années 80/90 (qui a dit Demolition Man ?), les musées de Vienne ont décidé de réagir… en ouvrant des comptes OnlyFans. L’Autoportrait d’Egon Schiele (1910), les muses alanguies de Modigliani, les vestales plantureuses de Rubens et globalement toutes les oeuvres montrant des paires de lolos ou des sexes sans cache sexe peuvent désormais se dévoiler dans toute leur splendeur vivifiante sur une plateforme habituellement réputée pour ses influenceuses au sang chaud. Gageons que cette initiative de l’Office du tourisme de Vienne ne restera pas un cas isolé…
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Ce qui pousse à la censure du corps féminins aux États-Unis ce sont des mouvements conservateurs souvent religieux, et ce, depuis des dizaines d’années.
Rien à voir avec la cancel culture des campus américains….