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Malgré une longue pause due à la pandémie de Covid 19 et la blessure de l’acteur star John Cho, le tournage de la série live-action Cowboy Bebop s’est enfin terminé en Nouvelle-Zélande. L’actrice Daniella Pineda (qui incarne Faye Valentine dans le film), a confirmé la bonne nouvelle sur son compte Instagram.

Si Netflix peut légitimement se réjouir de la fin du tournage, les fans de l‘anime restent plus que jamais dans l’expectative. Cowboy Bebop est en effet considéré (à juste titre) comme un monument de l’animé japonais, avec ses dialogues punchy, ses scènes d’action superbement mises en scène, ses héroïnes sexy, sans oublier le charisme de son héros principal ainsi qu’une patine politiquement incorrecte qui disparaitra forcément de la version « woke-compatible » de Netflix. On sait déjà par exemple que le costume sexy de Faye Valentine (qui a du sens dans l’anime) laissera la place à un look totalement « non sexualisé ».
Bref, on a toujours autant de mal à voir comment notre époque si puritaine (mais au nom de la défense de la dignité des femmes… comme au 19ème siècle en somme) peut s’attaquer sans casse à une œuvre aussi libre, et qui doit ses grandes qualités à cette totale liberté de ton et d’approche. Cowboy Bebop, la série Netflix, n’a pas encore de date de sortie, mais après tout, cela laisse du temps pour redécouvrir le chef d’oeuvre de Shin’ichirō Watanabe (mais pas sur Netflix pour le coup, puisque le service a retiré l’anime de son catalogue).
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Ouh là, y’a des cours de féminisme qui se perdent…
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En habillant toutes ses actrices de façon « convenable », Hollywood, Netflix et consorts disent tranquillement à leurs spectatrices (et surtout aux plus jeunes d’entre elles) qu’il est problématique pour une femme de s’habiller hors de ces codes de bienséance : elles peuvent se couvrir plus encore si elles le souhaitent, mais pas se dévêtir sans faire le « jeu » des hommes et/ou du patriarcat. Ce type de « discours » est lui aussi totalement et profondément anti-féministe, et prend sa racine dans la morale puritaine du 19ème siècle. Le flacon a changé, mais c’est toujours le même contenu.