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[Test] Bloodstained : Ritual of the Night – Ceci n’est pas un Castlevania

Quatre ans après le lancement du Kickstarter original, Ritual of the Night voit le jour en ce bel été 2019. Entre hommage à Castlevania et modernisation du metroidvania, le titre portait sur ses épaules de bien lourdes ambitions. Mais avec un personnage comme Koji Igarashi, qui a entre autres choses été assistant producteur du fameux Symphony of the Night, à la tête de l’équipe, rien n’est trop ambitieux. En effet, après avoir quitté Konami, il souhaite bien montrer au monde qu’il a encore une longue et brillante carrière devant lui. Avec un développement de quatre ans, un budget à cinq millions de dollars et une bien jeune licence, le pari était d’envergure. S’est-il révélé payant?

Juste un autre jour en Angleterre victorienne

Jeu d’arcade oblige, le scénario est plutôt simple : on est au début du XXème siècle, en perfide Albion, et la Guilde des Alchimistes a peur de perdre son soutien financier avec la révolution industrielle lancée à plein régime. Pour mettre un coup de pression au monde et rappeler leur importance au sein de la société, ils prennent alors la décision rationnelle la plus simple : créer des Shardbinders, humains surpuissants qui tirent leurs pouvoirs de cristaux infusés d’énergie démoniaque, et se servir d’eux comme de catalyseurs pour invoquer des démons. Pour des raisons inconnues, leur plan se passe mal, et l’Enfer commence à répandre destruction et terreur sur le monde, pour finalement être repoussé par l’Eglise. Dix ans plus tard, on incarne donc Miriam, une Shardbinder, qui se réveille après un long sommeil surnaturel pour découvrir qu’une armée de démons se promène sur Terre en ravageant tout sur son passage, menée par Gebel, un autre humain qui tire également ses pouvoirs de cristaux démoniaques. La scène est posée, et comme pour Doom, on appréciera une simple histoire de vengeance, et de héros solitaires qui viennent sauver le monde, qui sert plus de prétexte pour aller casser du démon qu’autre chose. Malgré le nombre de personnages et les dialogues omniprésents, souvent redondants, parfois traduits à l’arrache, l’histoire se déroule tranquillement sans chercher à forcer sa place au premier plan, laissant ainsi au centre de l’expérience son élément le plus important (et le plus réussi) : son gameplay.

Parce qu’une chasseuse de démons reposée est une chasseuse de démons efficace

Alucard n’a qu’à bien se tenir

Et quel gameplay! Ritual of the Night se pose en digne successeur des Castlevania à l’ancienne en mode platformer 2D : les contrôles sont réactifs, précis, avec une grande variété d’ennemis présentant chacun des forces et des faiblesses qu’il faudra exploiter au mieux pour triompher. L’exploration a aussi une place de choix, puisqu’il faudra naviguer et découvrir la map dans son entièreté pour s’assurer de ne rater aucun trésor, aucune pièce cachée, ou ne serait-ce que pour pouvoir se vanter d’avoir fini le jeu à 100%. Mais la formule a également su se moderniser, puisque la personnalisation de notre héroïne est un aspect des plus importants dans le jeu. Outre les simples points d’expérience qui permettent de monter en niveau, augmentant ainsi les stats de base comme la vie ou l’énergie, on retrouve également des équipements en tous genres dans les coffres: des armes aux utilisations et statistiques différentes comme le pistolet, la dague ou la claymore aux éléments d’armure et couvre-chefs en passant par des bijoux, tout est présent pour pouvoir choisir son style de jeu et le perfectionner. La plupart des équipements apparaissent d’ailleurs directement sur le modèle du personnage, un détail clairement agréable pour un jeu du genre. Des boutiques sont disponibles pour acheter ces éléments de personnalisation, mais il est aussi possible de les crafter à partir des nombreux composants trouvés lors des aventures. Enfin, en tant que bonne Shardbinder, Miriam pourra absorber les pouvoirs des différents démons combattus grâce à son cristal, et concevoir son build en fonction, un peu à la manière d’un Megaman à l’ancienne, mais en bien plus varié et flexible. Les combats sont ainsi rapides et extrêmement satisfaisants quand les choix commencent à payer, surtout avec les boss dantesques qui pousseront à l’adaptation de façon assez brutale. En bref, c’est un véritable plaisir à jouer, et toutes les options disponibles rendent le combat jouissif.

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Une partie technique qui fait tâche

Mais le titre n’est pas parfait et souffre par comparaison sur le plan technique. Un compromis assez évident a été fait pour que l’action se déroule sans accroc au niveau du framerate, et le visuel en souffre. La modélisation des personnages en 3D au cel-shading n’est pas moche en soi, mais les environnements ont quelques années de retard par rapport à ce que d’autres jeux du genre proposent aujourd’hui. Il en va de même pour les animations : rapides et dynamiques pour une action plus claire et précises, elles n’en demeurent pas moins assez rigides, notamment au niveau des personnages humains qui ne semblent pas toujours avoir toutes les articulations qui fonctionnent. Les défauts visuels n’en sont pas moins un détail de cette expérience où la fluidité est le point le plus important, mais ils viennent tout de même ternir l’image d’un jeu pourtant si finement travaillé. Rien à dire en revanche au niveau de la bande-son : l’OST est au top, et donne toujours une ambiance spéciale aux niveaux traversés. On pense cependant à un bruitage d’ennemi mourant qui est pour le moins ridicule, et dont je n’arrive personnellement pas à me lasser tant il est hors de propos et drôle. Pour faire simple, le titre est techniquement correct et propose une ambiance unique, mais paie un prix qui semble très élevé lors du compromis qui met la fluidité en avant par rapport aux visuels.

Note #14 : Feu > Démon

Conclusion : Monster of God

Bloodstained : Ritual of the Night se pose sans grande difficulté en nouveau standard de ce que peuvent être les metroidvania modernes, sorte d’hommage fracassant à l’univers de Castlevania. C’est fluide, c’est rapide, c’est efficace, chacun pourra y jouer comme il le souhaite grâce à la personnalisation relativement poussée, et rien n’est à jeter même si l’aspect technique peut décevoir par moments. Pour les fans de jeux de plateformes à l’ancienne, c’est tout simplement un must-have à l’ambiance qui ravira les plus nostalgiques. Pour les néophytes, il n’en reste pas moins un excellent titre d’entrée dans le monde des platformers 2D.

 

Bloodstained; Ritual of the Night est disponible sur Amazon pour les plateformes :

8/10

Notre avis

- De l'action fluide et frénétique
- Une ambiance à l'ancienne qui fait plaisir
- La personnalisation qui vient moderniser le lot
- Une OST aux petits oignons
Pour
Contre
- Pas toujours bien joli
- Les animations bien raides
- Quelques monstres peu intéressants


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