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[Test] Hitman 2 : le bac à sable du tueur à gage

Le grand chauve avec une cravate rouge est toujours aussi affûté. Malgré un développement chaotique suite à l’abandon de Square Enix (un coup dans le dos bien digne de l’agent 47), malgré encore 6 zones de jeu au compteur (mais 6 très grandes zones), ce Hitman 2 a de sacrés atouts dans son veston et se présente comme la synthèse d’une licence à part (et même un peu plus) qui, sous couvert d’un gameplay « bac-à-sable » pour tueur à gage, parvient en plus à distiller une bonne dose d’humour noir. L’agent 47 est-il toujours aussi fringant, le gameplay a t-il encore progressé, Hitman 2 a t-il tué le « game » ? Il est temps de sortir le fusil à lunettes…

 

Une réalisation correcte, une optimisation à revoir

IO Interactive a réalisé sa mission impossible: sans l’appui financier de Square Enix, avec seulement 2 petits millions en poche pour finir le boulot (mais pas le sale boulot donc) après le rachat de la franchise, les développeurs danois sont parvenus à boucler un titre qui devrait largement marquer les esprits des aficionados. Mais avant de parler de tout ce qui change en bien et même en plus-que-bien, il faut tout de même dire quelques mots sur ce qui ne change pas assez, notamment du côté d’une réalisation pas toujours très digne d’un jeu AAA de 2018; l’agent 47 reste en effet encore très rigide dans ses mouvements et l’on ne s’attardera pas trop sur les textures, ombres, gestion des lumières et autres détails graphiques qui font que, esthétiquement tout au moins, Hitman 2 semble avoir été créé pour la génération de machines AVANT celle qui a accueilli le somptueux Red Dead Redemption 2 (et ce n’est même pas une simple façon de parler); en outre le jeu n’est pas un modèle d’optimisation. Sur mon PC de « gamereuh » équipé de son i7 et de sa carte graphique Nvidia GeForce 1060, Hitman 2 a tendance parfois à bien ramer, surtout lorsque les foules se font plus denses (par exemple dans le niveau 2 « Miami »). Le niveau de détails graphiques est très loin du max lui aussi et se situe en tout cas en deça de ce que l’on peut obtenir  sur consoles. Avec un PC encore plus puissant, la donne n’est plus la même bien sûr…

Mais comme on le sait (ou devrait le savoir), l’habit ne fait pas le moine, surtout concernant l’agent 47 puisque ce dernier a la fichue tendance à piquer les fringues des autres pour mieux passer incognito. Car la grande qualité de cet Hitman 2, et ce qui change le plus par rapport aux opus précédents, c’est la grande liberté d’approche dans des niveaux de jeu pensés comme un bac-à-sable pour tueur à gage. La mission tuto laisse déjà entrevoir les « effluves » de ce qui va se présenter à nous (les manières d’atteindre sa cible sont déjà assez nombreuses et permettent de gagner ses premiers trophées), mais c’est bien avec la première vraie mission, pourtant en zone restreinte (un appartement en bord de mer), que l’on comprend très vite qu’on a affaire à un tout autre animal.

D’une pierre deux coups ?

Le Bac à Sable du tueur à gage

Chacun des 6 niveaux du jeu est conçu ici comme une vaste zone blindée d’embranchements possibles, d’endroits plus ou moins accessibles, au point qu’il y a très peu de chances que votre partie soit tout à fait identique à celle d’un autre joueur. Les possibilités sont telles que le gameplay épouse presque à la perfection l’état d’esprit du joueur; certains donneront dans l’assassinat comique (ou plutôt tragi-comique), d’autres confondront Hitman et Farcry (et ça peut passer… ), d’autres encore la joueront infiltration pure, ou tueur implacable, etc.. Ce bac-à sable à ses règles : la fenêtre de tir  – dans les deux sens du terme – pour flinguer de telle façon à tel endroit est parfois limitée, et il faudra quelquefois disposer d’items débloqués grâce aux précédents succès obtenus sur la même mission. La map du niveau regorge aussi de chemins multiples : pour tuer la seconde cible dans « Miami », mieux vaudra t-il passer par le pont métallique au dessus du circuit ou par le parking ? Et si l’on faisait un détour par l’entrée principale ?

L’agent 47 est bien sur cette capture; sauras-tu le retrouver ?

Les éliminations peuvent ainsi ressembler à la résolution d’un véritable casse-tête morbide (prendre tel objet qui actionnera telle action qui en différé provoquera le décès; pas de spoils on vous dit), ou, au choix toujours, devenir le prétexte à des séquences de planque plutôt classiques où l’on devra éviter les sbires (il y a toujours des sbires, en grande nombre qui plus est) avant de s' »occuper » de la cible dans un coin reculé; un peu comme si l’agent 47 était le cousin par alliance de Snake. Les changements de costumes sont aussi de la partie et influent directement sur le gameplay; il faudra bien sûr faire attention à ce que les vêtements porté ne jurent pas avec l’environnement dans lequel évolue 47. S’habiller en mécanicien juste avant de se rendre dans une réception huppée, cela peut attirer l’attention des passants, qui parfois n’hésiteront pas à appeler la sécurité. A noter tout de même que l’IA, globalement correcte, se comporte à certains moments de façon étrange et presqu’arbitraire; l’agent 47 attire parfois la suspicion alors qu’il est pourtant « sapé comme il faut au bon endroit », et d’autres fois au contraire parvient à jouer les véritables psychopathes à deux pas d’une groupe d’individus qui ne remarquent même pas sa présence. Le gameplay général est un poil rigide, nous l’avons déjà noté, mais 47 reste tout de même un cabri à côté d’Arthur Morgan, sans compter que la jouabilité est ici bien pensée (pas de multi-maps de la manette comme dans RDR 2).

Aaah, le charme discret de la Colombie… et de ses cartels

La nouvelle référence du genre

Elegant mais pas forcément très beau, rigide mais tout de même très jouable, peu de niveaux mais un aspect bac-à-sable assurant une grande rejouabilité, cynique mais aussi plein d’humour, ce Hitman 2 nous attend souvent là où on ne l’attend pas, un peu comme son tueur chauve finalement. Surtout, le titre de IO Interactive s’impose sans mal comme la référence ultime dans son genre et n’est pas si loin que cela du classique instantané. Ceci étant conclu, il va falloir je vous laisse cher lecteur, j’ai entendu une pièce tomber de l’autre côté du couloir…

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Hitman 2 est disponible chez Amazon sur PS4 et Xbox One au prix de 41 euros.

8,5/10

Notre avis

- Un vrai bac à sable
- De nombreuses possibilités de gameplay
- Le game design des niveaux 
- Prise en main efficace 
- L'humour noir
Pour
Contre
- IA parfois inégale
- Réalisation assez datée
- Animations rigides


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Un commentaire pour cet article :

  1. Honnêtement, le premier « Hitman » m’avait laissé sur ma faim. J’ai acheté le second opus et, pour l’instant, je trouve que ce jeu-ci est beaucoup plus intéressant. Les missions sont captivantes !

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