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[Test] South Park : L’Annale du Destin – Ça troue l’cul

Après un premier opus plutôt réussi mais qui n’était pas sans faiblesses, Ubisoft et l’équipe derrière South Park reviennent avec une suite pour tenter de perfectionner leur art. Et une chose est sûre, c’est qu’ils sont toujours au top de leur forme. South Park : L’Annale du Destin (The Broken But Whole en VO, appréciez la subtilité) vaut-il la peine qu’on s’attarde dessus ? Au risque de poser un spoiler majeur, on vous le dit dès maintenant : oui.

Coon & Friends : Civil War

Suite directe du premier jeu, on suit encore une fois l’aventure du petit nouveau qui va s’amuser avec le groupe habituel. Mais cette fois, loin de l’univers fantasy, il s’agit du monde des super-héros. On retrouve donc tous les personnages bien connus comme Mysterion, Tupperware, Toolshed, The Coon (évidemment) et bien d’autres. Mais le monde de South Park est en crise : des disparitions de chats, un racisme apparemment en hausse, et surtout une guerre civile qui déchire deux groupes d’enfants super-héros que sont les Freedom Pals et Coon & Friends autour d’un conflit dramatique : qui parviendra le premier à lancer son univers cinématographique ? Spoilers oblige, on ne va pas vous en dire plus, sachez en tout cas que comme dans la série, toutes ces histoires vont finir par prendre des proportions démesurées et complètement absurdes. Les dialogues sont toujours excellents, on retrouve l’ambiance et l’humour propres au show, et malgré quelques longueurs sur la fin après une succession de plot twists, la narration est fluide et pleine d’action, d’émotion et de drama. Même la BO est extrêmement solide, et passe sans souci d’une ambiance à l’autre, récupérant parfois des chansons tirées directement de la série.

Des progrès sur la baston

Le premier changement majeur par rapport à l’opus précédent concerne son système de combat. Désormais, plutôt qu’un RPG au tour par tour, on joue un jeu plus orienté sur la tactique : on déplace ses personnages sur une grille, utilisant des compétences qui ont chacune une portée et des effets précis. La plupart de ces compétences peuvent avoir des effets critiques si l’on réussit les QTE, et ces mêmes QTE permettent de tenter des parades lorsque nos personnages prennent des coups. De plus, réussir ces défenses critiques permet de remplir une jauge qui une fois pleine donne accès à des compétences ultimes. Chaque héros dispose de la sienne, chacune avec des effets et des cutscenes différentes – et pour la plupart hilarantes – toujours efficaces. Et ce nouveau système permet un éventail beaucoup plus large d’équipes et de combos à essayer, en plus d’une difficulté accrue, puisqu’il faudra pour certains boss réfléchir à sa composition. Ce qui est une bonne réponse du studio étant donné que le premier jeu était critiqué – à juste titre – pour sa facilité : on a un gameplay plus varié, qui offre des phases plus difficiles. De plus, l’apparence et l’équipement du héros sont sans incidence sur le gameplay, et donc purement cosmétiques, puisqu’on va pour améliorer ses stats équiper des artefacts trouvés tout au long de l’aventure.

Un gameplay en commentaire social

En dehors de ce nouveau système de combat, le jeu offre un bon sentiment de progression et de complétion grâce à une certaine richesse dans le monde et les détails qu’il propose. Par exemple, les choix de la création de personnage vont influer directement sur le déroulement des actions et des dialogues. En l’occurrence, notre héros était typé afro-américain. Ce qui se traduit dans le jeu par une difficulté accrue. De même, au fur et à mesure du jeu, on se définit de mieux en mieux : genre, orientation sexuelle, religion, origine… Par exemple, lorsque notre enfant wiccan arabo-mexicain a défini son genre comme étant neutre, des rednecks sont apparus et l’ont agressé, tout simplement parce qu’on n’avait pas choisi d’être dans leur modèle binaire. Et cette caricature chère à South Park ne s’arrête pas là : on retrouve aussi PC Principal, qui nous apprend à repérer les micro-agressions. Ainsi, chaque fois que l’on entend une de ces micro-agressions pendant un combat, on peut appuyer sur un bouton pour une attaque gratuite qui inflige des dégâts massifs. Enfin, parlons du pouvoir de notre héros, qui va faire avancer le récit et résoudre tous les puzzles sur le chemin : ses pets sont surpuissants. Ce qui nous amène à un point qui pourrait être négatif pour certains, même parmi les fans, puisqu’on passe l’essentiel du jeu à péter. Littéralement. Les amateurs de Terrance & Philip devraient quant à eux être ravis. La map est relativement grande, et on retrouve suffisamment de quêtes secondaires et de petites zones qui recèlent de trésors et de références en tous genres pour s’occuper sans problème. Comptez d’ailleurs une trentaine d’heures pour finir le jeu à 100%.

Conclusion : SHABLAGOOO

En conclusion, on se retrouve donc avec une expérience qui ravira les fans, tout en restant solide pour ceux qui ne connaîtraient pas par cœur tous les épisodes de la série. Le jeu n’est pas parfait, et on retrouve quelques ombres au tableau, comme des temps de chargement parfois un peu longuets (testé sur PS4), des aller-retours dans la ville qui semblent par moments répétitifs, et un rythme narratif qui traîne en longueur sur la fin. De plus, l’absence de Praline Menthe Cerise et de la possibilité d’aller au Canada sont notables, sans doute pour avoir du DLC à fournir plus tard. Mais n’allez pas en douter pour autant : l’Annale du Destin reste un excellent titre qui respire l’intelligence et la créativité de Parker et Stone, les créateurs du show, et on se sent du début à la fin dans un épisode géant et génial.

Le jeu est disponible au prix de 53€ chez Amazon, 54,99€ chez la Fnac ou Cdiscount.

8/10

Notre avis

- L'ambiance aux petits oignons
- Un jeu extrêmement fun
- L'humour et le commentaire social propres à South Park
- Le Coon et Professor Chaos
Pour
Contre
- Traîne parfois en longueur
- Pas de Praliné Menthe Cerise 


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Un commentaire pour cet article :

  1. Chez Kenny, ils sont tellement pauvres qu’ils mangent des sandwichs au pain.

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