KultureGeek Tests Test Aiper Surfer S2 : notre avis sur le robot skimmer solaire pour piscine

Test Aiper Surfer S2 : notre avis sur le robot skimmer solaire pour piscine

24 min.
12 Juil. 2026 • 17:06
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Les robots de piscine sans fil ont considérablement réduit le temps consacré au nettoyage du fond, des parois et de la ligne d’eau. Pourtant, même le meilleur robot immergé ne résout pas complètement un problème particulièrement visible : les feuilles, insectes, pollens et poussières qui dérivent à la surface. Avant d’être aspirés par les skimmers de la piscine, ces déchets peuvent s’accumuler dans les angles, se gorger d’eau puis couler au fond du bassin.

Avec le Aiper Surfer S2, le fabricant propose une solution complémentaire : un robot skimmer de piscine autonome qui navigue continuellement à la surface pour intercepter les saletés avant qu’elles ne sombrent. Grâce à son grand panneau solaire, sa batterie offrant jusqu’à 35 heures d’autonomie, son filtre de 150 microns et son panier de 4 litres, le Surfer S2 promet un fonctionnement presque permanent sans dépendre quotidiennement d’une prise électrique.

Sur le papier, la proposition est séduisante. Dans la pratique, ce robot solaire change-t-il réellement l’entretien d’une piscine ou reste-t-il un accessoire de confort coûteux ? Nous avons analysé son comportement, son efficacité de filtration, sa navigation, son autonomie et les contraintes qu’il impose au quotidien.

Test Aiper Surfer S2

Un robot dédié exclusivement au nettoyage de la surface

Il faut commencer par préciser le rôle exact du Surfer S2. Contrairement à un robot piscine classique, il ne plonge jamais et ne nettoie ni le fond, ni les parois, ni les marches. Son travail se concentre exclusivement sur les premiers centimètres de la surface, là où flottent les feuilles mortes, les brindilles, les insectes, les aiguilles de pin, les résidus d’herbe, les pétales et une partie des pollens.

Cette spécialisation peut sembler limitée, mais elle répond à un véritable besoin. Dans un jardin entouré d’arbres ou exposé au vent, la surface peut se couvrir de débris quelques heures seulement après le passage de l’épuisette. Les skimmers intégrés à la piscine en récupèrent une partie, mais leur efficacité dépend du mouvement de l’eau, de l’orientation des buses de refoulement et de la forme du bassin. Certains déchets restent ainsi prisonniers dans un angle ou tournent pendant des heures sans jamais atteindre le circuit de filtration.

Aiper Surfer S2IMG 2946

Le Surfer S2 agit comme un skimmer mobile. Il se déplace dans tout le bassin et dirige l’eau vers sa bouche frontale. Les saletés sont ensuite capturées dans son panier interne. Son principal intérêt n’est donc pas seulement esthétique : en récupérant les débris avant qu’ils ne coulent, il limite également la quantité de matière organique qui doit ensuite être traitée par le robot de fond, les skimmers muraux et le système de filtration.

Il ne remplace pas l’installation hydraulique de la piscine, mais il peut la soulager. Les paniers de skimmer se remplissent moins rapidement, le préfiltre de la pompe reçoit moins de gros déchets et les opérations manuelles à l’épuisette deviennent beaucoup plus rares. Dans un environnement très végétalisé, cette prévention peut représenter un gain de temps important sur toute une saison.

Une conception plus robuste et plus fonctionnelle

Le design du Aiper Surfer S2 privilégie clairement la fonction. Son apparence anguleuse, presque industrielle, évoque davantage un petit véhicule aquatique qu’un simple flotteur de piscine. Le robot est relativement imposant, mais ce volume participe à sa stabilité et permet d’intégrer un grand panneau photovoltaïque sur sa partie supérieure.

La coque inspire confiance et paraît adaptée à une utilisation prolongée en extérieur. Le robot devra en effet supporter le soleil, les projections d’eau chlorée, les variations de température et les petits chocs contre les parois. Les plastiques restent naturellement exposés au vieillissement provoqué par les ultraviolets, mais l’ensemble semble suffisamment rigide pour résister aux contraintes normales d’une saison de baignade.

Le dessus du robot accueille un bouton principal et un indicateur lumineux permettant de consulter son état sans ouvrir l’application. La prise en main est facilitée par une poignée intégrée à l’avant. Celle-ci se révèle particulièrement pratique pour sortir le Surfer S2 de l’eau, même avec les mains mouillées.

Aiper Surfer S2IMG 2951

Il faut néanmoins tenir compte de l’eau contenue dans le panier au moment de soulever l’appareil. Le robot est facile à manipuler, mais il convient de le laisser s’égoutter quelques secondes au-dessus du bassin avant de le transporter. Cette précaution évite de répandre de l’eau et des débris autour de la piscine.

Un panier de 4 litres accessible par l’avant

Le Surfer S2 reçoit un panier à débris d’une capacité de 4 litres. Il est accessible par l’avant sous la forme d’un tiroir, ce qui permet de le retirer sans retourner complètement le robot. Ce format offre une capacité suffisante pour une piscine familiale, y compris lorsque le bassin reçoit régulièrement des feuilles ou des aiguilles.

Aiper Surfer S2 Panier

Le panier est un peu moins volumineux que celui du Surfer S1, qui atteignait 5 litres. Cette réduction ne constitue toutefois pas un défaut majeur. Le Surfer S2 compense avec une filtration plus fine et un système anti-retour mieux conçu. Dans un environnement très chargé en végétation, il faudra simplement vérifier le panier plus souvent, en particulier après un épisode venteux ou un orage.

 

Aiper Surfer S2IMG 2948

Le nettoyage est simple : on extrait le tiroir, on vide son contenu puis on rince le filtre au jet d’eau. Il reste préférable de ne pas attendre que le panier soit totalement saturé. Un amas compact de feuilles peut réduire la circulation de l’eau et donc les performances de collecte.

Un diffuseur de chlore intégré

Aiper a également prévu un emplacement destiné à recevoir un galet de chlore. Le Surfer S2 peut ainsi remplacer le flotteur doseur habituellement présent dans certaines piscines. L’idée est intéressante, car elle évite de laisser deux appareils dériver simultanément à la surface.

Cette fonction doit toutefois être utilisée en respectant les recommandations relatives au traitement de l’eau. La diffusion du chlore dépend du produit utilisé, du volume du bassin et des réglages d’ouverture. Il ne faut pas considérer ce compartiment comme un système de régulation automatique : il s’agit essentiellement d’un diffuseur flottant intégré au robot.

Une filtration de 150 microns convaincante

L’efficacité d’un robot skimmer dépend autant de sa navigation que de la finesse de son filtre. Le Surfer S2 utilise une filtration annoncée à 150 microns, contre 200 microns sur le modèle précédent. Il peut ainsi retenir les débris visibles, mais aussi une partie des particules plus fines qui donnent parfois à la surface un aspect poussiéreux.

Les feuilles, insectes, brins d’herbe, pétales et aiguilles de pin sont capturés sans difficulté. Le robot se montre également efficace sur les amas de pollen, même s’il ne faut pas attendre d’un filtre mécanique de 150 microns qu’il élimine toutes les particules microscopiques présentes dans l’eau. Son action reste néanmoins très visible après une journée venteuse ou pendant les périodes de forte pollinisation.

Aiper Surfer S2IMG 2960

La large ouverture frontale permet d’engloutir une quantité importante de déchets à chaque passage. Le Surfer S2 ne fonctionne pas comme un aspirateur extrêmement puissant : il utilise plutôt le déplacement de l’eau et sa progression régulière pour guider les éléments flottants vers le panier. Cette approche convient bien au nettoyage de surface, car elle reste silencieuse et limite la consommation d’énergie.

Le système DebrisGuard évite le retour des déchets

L’une des améliorations les plus utiles est le système DebrisGuard. Il agit comme un clapet destiné à retenir les saletés à l’intérieur du panier lorsque le robot ralentit, recule ou change de direction.

Sans ce dispositif, des feuilles ou des insectes pourraient ressortir par l’ouverture frontale lorsque le flux d’eau diminue. Dans les faits, le Surfer S2 conserve correctement le contenu déjà collecté. Cela paraît anodin, mais cette capacité évite au robot de récupérer plusieurs fois les mêmes débris et rend le vidage du panier plus propre.

Le résultat est particulièrement appréciable avec les éléments légers, comme le pollen aggloméré, les pétales ou les insectes. Une fois emprisonnés, ils restent dans le bac jusqu’à son retrait.

Une navigation autonome adaptée à la plupart des piscines

Le Surfer S2 est propulsé par deux hélices associées à une turbine de collecte. Ses moteurs sans balais lui permettent de se déplacer avec suffisamment de force pour résister à un courant modéré généré par les buses de refoulement. Le robot ne suit pas une cartographie précise de la piscine. Il explore plutôt la surface en adaptant sa trajectoire lorsqu’il détecte une paroi ou un obstacle.

Deux capteurs optiques placés à l’avant analysent l’environnement immédiat. Lorsqu’une bordure approche, le robot réduit ou modifie sa trajectoire avant de repartir dans une autre direction. Cette détection évite une grande partie des collisions brutales observées sur certains anciens skimmers solaires qui se contentaient de heurter la paroi avant de faire demi-tour.

Aiper Surfer S2IMG 2961

La navigation n’est pas parfaitement méthodique. Il peut repasser plusieurs fois dans la même zone avant d’explorer une partie moins accessible. Ce comportement n’est cependant pas réellement pénalisant, car le Surfer S2 est conçu pour rester longtemps dans l’eau. Sa couverture repose davantage sur la durée que sur l’exécution d’un parcours optimisé en quelques dizaines de minutes.

Après plusieurs heures, il finit normalement par traverser l’ensemble du bassin. Les déchets flottants se déplacent également avec les courants, ce qui facilite leur rencontre avec le robot. Dans un usage quotidien, la régularité du nettoyage compte donc davantage que la précision de chaque trajet.

Des pieds anti-échouement bien pensés

La partie inférieure du Surfer S2 intègre des barres ou pieds anti-échouement. Leur objectif est d’empêcher le robot de rester bloqué sur une marche très haute, une plage immergée ou un rebord situé juste sous la surface.

Aiper Surfer S2IMG 2952

Lorsqu’il avance sur une zone trop peu profonde, ces éléments entrent en contact avec le fond et l’aident à conserver une position lui permettant de repartir. Le dispositif fonctionne bien dans la majorité des configurations classiques. Il réduit fortement le risque de retrouver le robot immobilisé sur la première marche d’un escalier.

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Il ne peut toutefois pas compenser toutes les architectures. Une plage immergée très étendue, une forme inhabituelle ou un obstacle décoratif peuvent toujours perturber sa navigation. Les propriétaires d’une piscine atypique devront observer son comportement pendant les premières heures afin d’identifier les éventuelles zones problématiques.

Les angles et les skimmers muraux

Dans une piscine rectangulaire, le robot gère généralement bien les angles droits. Ses capteurs détectent la proximité des parois et déclenchent une manœuvre de dégagement. Il arrive qu’il hésite quelques instants dans un coin soumis à un courant contraire, mais il parvient le plus souvent à repartir seul.

La bouche d’un skimmer mural peut représenter un cas plus délicat. Lorsque la filtration fonctionne fortement, le courant peut attirer le robot contre l’ouverture. Aiper fournit une pièce en mousse à découper et à installer comme protection afin d’empêcher le Surfer S2 de s’approcher trop près de certaines zones. Cet accessoire paraît rudimentaire, mais il peut être très utile dans les bassins où l’aspiration du skimmer crée un véritable point de blocage.

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Il est également possible d’améliorer la circulation en ajustant l’orientation des buses de refoulement. Un courant trop puissant dirigé vers un angle peut emprisonner temporairement le robot. Une orientation plus homogène facilite à la fois le fonctionnement du Surfer S2 et celui de la filtration traditionnelle.

Une autonomie solaire qui transforme l’expérience

La principale force du robot skimmer Aiper Surfer S2 réside dans son alimentation solaire. Son grand panneau photovoltaïque recharge la batterie pendant qu’il flotte sur l’eau. Lorsque les conditions sont favorables, le robot peut ainsi fonctionner jour après jour sans être branché sur le secteur.

Aiper annonce jusqu’à 35 heures d’autonomie sur une charge complète, sans tenir compte de l’énergie solaire récupérée en cours d’utilisation. Cette endurance représente une progression importante par rapport au Surfer S1, limité à environ 12 heures.

En pratique, il est difficile de mesurer précisément l’autonomie puisque le robot alterne en permanence entre consommation et recharge. Par temps ensoleillé, la batterie se maintient suffisamment pour assurer une activité prolongée. Même lorsque la météo devient moins favorable pendant un ou deux jours, la réserve disponible permet généralement au Surfer S2 de poursuivre son travail.

Le panneau solaire ne doit pas être interprété comme une source d’énergie illimitée dans toutes les situations. Une piscine constamment à l’ombre, plusieurs journées très couvertes ou une utilisation intensive en début et fin de saison peuvent finir par vider la batterie. Le chargeur secteur fourni reste donc utile.

Cette recharge filaire constitue davantage une solution de secours qu’une contrainte quotidienne. Elle permet également de charger complètement le robot avant une période de mauvais temps ou après un stockage prolongé.

SolarSeeker recherche les zones les plus lumineuses

Le Surfer S2 utilise une fonction appelée SolarSeeker. Lorsque son niveau d’énergie devient faible, le robot cherche à se positionner dans une zone plus exposée au soleil afin d’optimiser la recharge. Après une courte phase de récupération, annoncée autour de 15 minutes dans de bonnes conditions, il peut reprendre son déplacement.

Il ne faut pas imaginer une cartographie solaire extrêmement précise du bassin. La technologie repose surtout sur la détection des conditions lumineuses et l’adaptation du comportement du robot. Elle participe néanmoins à la cohérence générale du produit : le Surfer S2 ne se contente pas de porter un panneau solaire, il ajuste son activité pour tirer parti de l’énergie disponible.

Cette autonomie modifie profondément l’usage par rapport à un appareil qu’il faudrait sortir et recharger chaque soir. On peut laisser le robot travailler pendant plusieurs jours, en intervenant principalement pour vider son panier. C’est précisément cette continuité qui lui permet de maintenir la surface propre plutôt que d’effectuer un simple nettoyage ponctuel.

Une application connectée utile, mais pas indispensable

Le Surfer S2 peut fonctionner immédiatement sans smartphone. Il suffit de l’allumer et de le déposer sur l’eau. L’application Aiper, disponible sur iOS et Android, ajoute cependant plusieurs possibilités intéressantes.

La connexion Wi-Fi est plus pertinente sur un robot de surface que sur un robot immergé. Les ondes radio traversent difficilement l’eau, ce qui limite fortement les interactions avec un appareil travaillant au fond du bassin. Le Surfer S2 restant en permanence à la surface, sa connexion peut être maintenue tant que la couverture Wi-Fi atteint la piscine.

Aiper Surfer S2IMG 2962

L’application permet notamment de consulter le niveau de batterie, de vérifier l’état du robot, d’accéder à l’historique de fonctionnement et de planifier certaines périodes de nettoyage. La programmation peut être utile pour éviter que le robot travaille pendant les heures de baignade ou pour l’activer lorsque la piscine n’est pas utilisée.

Une télécommande virtuelle permet également de le piloter manuellement. Cette fonction se montre pratique pour ramener le robot vers le bord avant de le sortir de l’eau. Elle peut aussi servir à cibler un amas de feuilles ou une zone couverte de pollen. En revanche, elle ne transforme pas le Surfer S2 en bateau télécommandé particulièrement précis. Son intérêt reste ponctuel.

L’interface remplit correctement sa mission, même si l’expérience dépend de la qualité du réseau Wi-Fi extérieur. Une piscine éloignée de la maison ou située derrière plusieurs murs peut provoquer des pertes de connexion. Dans ce cas, le robot poursuit heureusement son nettoyage de manière autonome.

L’absence d’intégration avancée avec les plateformes domotiques pourra décevoir les utilisateurs les plus technophiles. Une API, une compatibilité Home Assistant ou des automatisations plus ouvertes auraient permis d’associer son fonctionnement à la filtration, à la météo ou à l’ouverture de la couverture. Pour la majorité des propriétaires, les fonctions proposées restent cependant suffisantes.

Un fonctionnement discret au quotidien

Une fois en mouvement, le Surfer S2 produit un léger ronronnement lié aux hélices et à la circulation de l’eau. Le bruit reste faible et se fait rapidement oublier à quelques mètres de distance. Il ne gêne ni une conversation au bord de la piscine ni un moment de repos sur un transat.

Sa vitesse modérée contribue à cette discrétion. Le robot ne traverse pas le bassin de manière brutale et ne projette pas d’eau autour de lui. Il peut donc fonctionner pendant que des personnes profitent de la terrasse.

Il reste préférable de le retirer lors de la baignade. Sa présence n’est pas particulièrement dangereuse, mais un nageur peut le heurter, l’empêcher de circuler ou recevoir le robot contre lui sous l’effet d’un courant. Le retirer évite également que des enfants tentent de s’y accrocher ou de l’utiliser comme jouet flottant.

Surfer S2 contre Surfer S1 : une évolution plus aboutie

Le Surfer S2 ne bouleverse pas le principe introduit par son prédécesseur, mais il corrige plusieurs de ses principales limites.

L’amélioration la plus importante concerne l’autonomie. Le passage d’environ 12 heures à un maximum annoncé de 35 heures réduit considérablement le recours au chargeur secteur. Cette évolution renforce la pertinence du panneau solaire et permet au robot de continuer à fonctionner pendant les périodes moins lumineuses.

La filtration progresse également, avec un maillage de 150 microns contre 200 microns sur le Surfer S1. Le nouveau modèle retient donc mieux les poussières, les petits insectes et les amas de pollen. Le DebrisGuard limite par ailleurs le rejet des éléments déjà capturés.

Le panier passe en revanche de 5 à 4 litres. Cette perte de capacité est mesurable, mais son impact reste modéré dans une piscine entretenue régulièrement. Seuls les bassins très exposés aux feuilles imposeront des vidages plus fréquents.

La navigation optique du Surfer S2 se montre également plus réactive face aux parois et aux obstacles. Les pieds anti-échouement apportent une sécurité supplémentaire dans les piscines avec marches ou plage immergée.

Enfin, l’intégration du diffuseur de chlore permet de supprimer un accessoire flottant supplémentaire. L’évolution paraît secondaire, mais elle participe à rendre le nouveau modèle plus complet.

Le complément idéal du Aiper Scuba V3

Le Surfer S2 ne doit pas être considéré comme un concurrent des robots de piscine traditionnels, mais comme leur complément. Son rôle s’arrête à la surface : il récupère les feuilles, les insectes, le pollen et les autres déchets flottants avant qu’ils ne se gorgent d’eau et ne terminent au fond du bassin. Pour automatiser l’ensemble du nettoyage, il faut donc l’associer à un second robot capable de prendre en charge les zones immergées.

Aiper a justement conçu le Surfer S2 pour fonctionner aux côtés du Scuba V3, que nous avons également testé. Ce dernier s’occupe du fond, des parois et de la ligne d’eau, tandis que le Surfer S2 patrouille en permanence à la surface. Les deux appareils couvrent ainsi les principales zones du bassin sans se marcher sur les pieds : le Scuba V3 travaille sous l’eau pendant que le Surfer S2 intercepte les déchets avant qu’ils ne coulent.

Test Scuba V3

Le Scuba V3 apporte par ailleurs une approche très différente. Sa navigation VisionPath combine une caméra, des capteurs de distance et un traitement local destiné à repérer les zones sales et certains types de débris. Il peut ainsi adapter son parcours plutôt que de suivre systématiquement une trajectoire identique. Le Surfer S2 adopte une logique plus simple, mais adaptée à sa mission : il se déplace longuement à la surface, évite les obstacles et profite de son alimentation solaire pour multiplier les passages.

Cette complémentarité est désormais mise en avant par Aiper à travers une offre baptisée Aiper Experts Duo (1298€ sur Amazon), qui réunit le Scuba V3 et l’EcoSurfer S2 dans un même ensemble. L’objectif est de proposer une solution couvrant aussi bien le dessus que le dessous de la piscine, sans câble et avec un minimum d’interventions quotidiennes. L’offre permet également de regrouper les deux appareils dans l’application Aiper, qui fait office de centre de contrôle commun pour consulter leur état, lancer un nettoyage, changer de mode ou suivre leur fonctionnement.

 

Aiper Expoert Duo

Il ne s’agit pas pour autant d’une véritable coordination en temps réel entre les deux robots. Chacun conserve sa propre navigation, son autonomie et sa mission. Leur association dans l’application simplifie surtout la gestion de l’équipement et évite de multiplier les interfaces. Le Surfer S2 peut rester actif à la surface pendant que le Scuba V3 réalise son cycle sous l’eau, sous réserve naturellement de vérifier qu’aucune configuration particulière du bassin ne gêne leurs déplacements.

À l’usage, cette approche présente surtout un intérêt préventif. En retirant rapidement les feuilles et les résidus végétaux, le Surfer S2 réduit la quantité de déchets qui finiraient autrement au fond. Le Scuba V3 peut alors concentrer son travail sur les poussières, les particules déposées, les parois et la ligne d’eau, plutôt que de devoir récupérer de grandes quantités de matières organiques déjà imbibées.

Aiper Surfer S2IMG 2963

 

Le bénéfice se retrouve aussi au niveau de la filtration générale de la piscine. Les skimmers muraux et le préfiltre de la pompe reçoivent moins de gros débris, tandis que le panier du Scuba V3 se remplit moins rapidement. Les deux robots ne remplacent évidemment ni la filtration hydraulique ni le traitement de l’eau, mais leur travail combiné réduit fortement les interventions manuelles à l’épuisette et au balai.

Le duo formé par le Aiper Surfer S2 et le Scuba V3 représente ainsi l’une des solutions les plus complètes de la gamme Aiper. Le premier maintient continuellement la surface propre grâce à son panneau solaire, tandis que le second intervient ponctuellement sur toutes les parties immergées. Pour une piscine entourée d’arbres ou régulièrement exposée au vent et au pollen, cette association permet de se rapprocher d’un entretien réellement automatisé, avec pour principales interventions le vidage des paniers et la recharge du Scuba V3 entre deux cycles.

À qui s’adresse le Aiper Surfer S2 ?

Le Surfer S2 est particulièrement pertinent pour les propriétaires d’une piscine extérieure exposée aux arbres, au pollen, au vent ou aux insectes. Plus la surface se salit rapidement, plus le gain de temps devient évident.

Il convient également aux personnes qui souhaitent réduire la charge supportée par leurs skimmers muraux ou maintenir une surface propre entre deux cycles de filtration. Son fonctionnement solaire le rend intéressant pour une utilisation continue sans multiplier les recharges.

À l’inverse, son intérêt sera plus limité dans une piscine intérieure, sous abri permanent ou située dans un environnement très peu exposé aux débris. Un propriétaire qui couvre systématiquement son bassin après chaque baignade devra également tenir compte des manipulations répétées nécessaires pour retirer et remettre le robot.

Le prix peut enfin constituer un frein. Le Surfer S2 reste un équipement complémentaire et non indispensable au fonctionnement d’une piscine. Son achat se justifie surtout par le confort procuré et par le temps économisé sur toute la saison.

Notre avis sur le Aiper Surfer S2

Le Aiper Surfer S2 remplit efficacement sa mission : maintenir la surface de la piscine propre en récupérant feuilles, insectes, pollens et petits débris avant qu’ils ne coulent. Sa filtration de 150 microns, son panier de 4 litres et son système DebrisGuard offrent de très bons résultats au quotidien, notamment dans les bassins exposés aux arbres et au vent.

Son principal atout reste son autonomie. Grâce à sa batterie et à son grand panneau solaire, il peut fonctionner pendant de longues périodes avec très peu d’interventions. Sa navigation n’est pas parfaite, mais elle se montre suffisamment fiable pour couvrir progressivement l’ensemble du bassin.

L’application apporte quelques fonctions pratiques, comme le suivi de la batterie, la programmation et le pilotage manuel, sans être indispensable. Le Surfer S2 prend surtout tout son sens lorsqu’il est associé au Aiper Scuba V3, afin d’automatiser à la fois le nettoyage de la surface, du fond, des parois et de la ligne d’eau.

Son tarif le réserve aux propriétaires qui souhaitent réellement réduire le temps consacré à l’entretien de leur piscine. Pour les bassins régulièrement envahis par les feuilles, les insectes ou le pollen, il apporte toutefois un confort évident et s’impose comme l’un des robots skimmers solaires les plus convaincants de sa catégorie.

 

Le Aiper Surfer S2 est disponible sur Amazon au prix de 499€. Le robot scuba v3 est lui disponible à 999€.

Pour le Pack Aiper Experts Duo  il faudra débourser 1298€ sur Amazon soit une économie de 200€.

Résultat
Note Totale
8.5
  • Autonomie solaire excellente
  • Filtration fine et efficace
  • Fonctionnement discret
  • Navigation globalement fiable
  • Prix assez élevé
  • Application perfectible
  • Panier plus petit que le S1

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