OpenAI voit partir deux dirigeants de plus au moment où l’entreprise démonte déjà une partie de son organisation récente. Le départ de Kevin Weil coïncide avec la fin de Prism et la dispersion du groupe OpenAI for Science, tandis que celui de Bill Peebles retire au groupe une figure liée à Sora.

Le mouvement le plus structurant concerne Kevin Weil. Le dirigeant a annoncé sur X (ex-Twitter) que son équipe dédiée aux sciences chez OpenAI allait être décentralisée dans d’autres groupes de recherche, ce qui marque une réorganisation concrète plutôt qu’un simple départ individuel.
Cette bascule s’accompagne d’un arrêt de Prism, l’espace de travail scientifique récemment lancé par la société derrière ChatGPT. L’entreprise prévoit d’en intégrer les capacités à l’application Codex sur ordinateur, signe qu’elle ne supprime pas totalement le travail mené, mais qu’elle l’absorbe dans un produit existant.
Le parcours de Kevin Weil renforce ce constat de recentrage. Arrivé en 2024, passé par le poste de directeur des produits puis par le lancement du groupe OpenAI for Science l’année suivante, il incarnait une structure encore récente au sein du groupe.
Bill Peebles quitte lui aussi OpenAI, après avoir rejoint l’entreprise en 2023 et avoir dirigé Sora, l’application qui génère de courtes vidéos IA aujourd’hui abandonnée. Dans son message, il a défendu la valeur d’un environnement de recherche capable de soutenir des idées hors de la feuille de route principale, en affirmant que Sora n’aurait pas pu voir le jour ailleurs qu’OpenAI.
Les départs s’accumulent chez OpenAI
Pris ensemble, ces départs dépassent donc la simple addition de deux annonces personnelles. Ils arrivent quelques semaines après le congé médical de Fidji Simo, le départ de Kate Rouch pour se concentrer sur sa convalescence et la transition de Brad Lightcap vers un rôle consacré à des projets spéciaux.
OpenAI traverse ainsi une phase où les changements de responsables s’entremêlent avec des choix de structure. La sortie de Kevin Weil accompagne la redistribution d’un pôle entier, tandis que celle de Bill Peebles ferme un peu plus la parenthèse ouverte autour de Sora.