Disney ne lance pas une nouvelle technologie de projection, mais un label pour identifier les salles premium déjà capables d’offrir une meilleure expérience pour regarder un film. Avec Infinity Vision, le studio veut orienter le public vers les plus grands écrans avec ses sorties événementielles, dont Avengers : Doomsday en décembre.

Infinity Vision transforme la salle premium en label lisible
Infinity Vision est une certification destinée aux salles premium grand format (PLF), avec un objectif simple : signaler aux spectateurs quels cinémas promettent l’image la plus vaste, la plus lumineuse et le son le plus immersif. Disney retient trois critères techniques pour accorder ce label : les plus grands écrans, la projection laser et des formats audio premium.
Le programme arrive avec une base déjà large. Disney indique qu’il existe plus de 75 salles PLF concernées sur le marché américain et plus de 300 à l’international, ce qui donne au label une présence immédiate au lieu d’un lancement progressif salle par salle.
Andrew Cripps, responsable de la distribution en salles chez Walt Disney Studios, résume la logique du projet ainsi : « La certification Infinity Vision prolonge cet engagement jusque dans les salles elles-mêmes » afin d’aider le public à trouver rapidement « les meilleures salles » pour voir les films du studio comme ils ont été conçus.
Un concurrent d’IMAX… mais pas totalement
Le point clé est là : Infinity Vision s’applique à des salles existantes. Disney ne construit pas un nouveau réseau de cinémas avec des spécifications propriétaires dédiées. Le studio ajoute un marquage à des salles premium qui sont déjà là.
Cette différence le distingue d’IMAX, souvent associé à des salles conçues autour d’exigences techniques propres. Infinity Vision sert d’abord à rendre plus visible une offre premium déjà disponible, aussi bien sur Internet que dans les cinémas, grâce à un label et à un soutien marketing prévu pour les exploitants participants.
Le déploiement commence avec la ressortie de Avengers : Endgame en septembre 2026, avant d’accompagner Avengers : Doomsday en décembre. Pour Disney, l’enjeu n’est donc pas seulement la qualité de projection, mais aussi la capacité à booster l’achat de billets vers des salles que le studio juge les plus adaptées à ses blockbusters.