Amazon vient d’acquérir Fauna Robotics, une start-up de deux ans à l’origine de Sprout, un robot humanoïde autonome présenté à la fin janvier. Cette opération prolonge l’offensive du groupe dans la robotique après le rachat récent de Rivr, tout en laissant ouverte la question de l’usage précis de la technologie de Fauna Robotics.

Amazon accélère dans la robotique
Sprout constitue le cœur technologique de l’opération. Le robot peut se déplacer seul dans une pièce, détecter les humains, utiliser ses mains pour interagir avec son environnement et dialoguer avec des personnes grâce à des expressions dynamiques.
L’accord reste peu détaillé à ce stade, mais un point est déjà acté : les salariés de Fauna Robotics et ses deux fondateurs rejoindront le bureau new-yorkais d’Amazon. Ce transfert montre qu’Amazon n’achète pas seulement un produit, mais récupère aussi une équipe capable de développer une plateforme robotique déjà fonctionnelle.
En l’espace de quelques jours, Amazon a aligné deux acquisitions dans le secteur. Le groupe a d’abord mis la main sur Rivr, une société suisse spécialisée dans la livraison jusqu’au pas de la porte qui a déjà conçu un robot à quatre pattes sur roues pour aider les livreurs à déposer des colis devant les maisons.
Dans sa déclaration sur Fauna Robotics, Amazon résume clairement son ambition :
Nous sommes enthousiasmés par la vision de Fauna qui consiste à créer des robots performants, sûrs et ludiques pour tous. Forts de l’expertise d’Amazon en robotique et de nos décennies d’expérience qui nous ont permis de gagner la confiance des clients dans le domaine de la maison grâce à nos activités de vente au détail et d’appareils électroniques, nous avons hâte d’inventer de nouvelles façons d’améliorer et de faciliter la vie de nos clients.
Pourquoi cette acquisition ?
Amazon n’a pas indiqué ce qu’il compte faire concrètement de l’expertise de Fauna Robotics. Un élément donne toutefois une idée du positionnement visé : Sprout coûterait autour de 50 000 dollars à l’achat.
Ce niveau de prix rapproche l’achat d’un robot de celui d’une voiture, avec un modèle de paiement potentiellement étalé en mensualités. Il rend aussi la machine particulièrement attractive pour des entreprises, avant même une adoption massive par le grand public.
Malgré les progrès récents de la robotique et de l’intelligence artificielle qui l’alimente, les robots comme Sprout ne devraient pas atteindre une adoption auprès du grand public avant de longues années, lorsque la technologie aura encore mûri et que les coûts auront baissé.