Après une année 2025 marquée par d’importantes réductions d’effectifs, la NASA dispose enfin d’un budget opérationnel pour 2026. Le Sénat américain a adopté un projet de loi de financement qui maintient l’essentiel des capacités scientifiques de l’agence spatiale, tout en rejetant les baisses drastiques initialement envisagées par l’exécutif (l’administration Trump en somme…).
Un budget stabilisé pour préserver la recherche spatiale
Alors que la Maison-Blanche proposait une réduction de près de 24 % du budget de la NASA, le Congrès a limité la baisse à environ 1,6 %, portant l’enveloppe globale à 24,4 milliards de dollars. Le budget scientifique s’établira donc à 7,25 milliards, avec des ajustements internes : hausse notable pour l’héliophysique, légère contraction pour les sciences planétaires et maintien intégral des programmes éducatifs STEM.

Le programme Artemis et les grands centres protégés
Les parlementaires ont également confirmé le maintien du lanceur lourd Space Launch System, indispensable au programme Artemis et aux futures missions lunaires habitées. Autre signal fort : la préservation du Goddard Space Flight Center, centre clé pour des projets comme le télescope James Webb, après des mois d’incertitudes liées à des restructurations internes.
Le texte budgétaire prévoit aussi 110 millions de dollars pour poursuivre les recherches technologiques autour du retour d’échantillons martiens, malgré l’abandon du programme officiel Mars Sample Return. Ces fonds doivent permettre de conserver un socle d’innovation pour de futures missions vers la planète rouge.
Dans un contexte inflationniste et politique tendu, la NASA devra donc pouvoir optimiser ses ressources. Ce budget, bien qu’en légère baisse, offre toutefois une stabilité bienvenue pour poursuivre l’exploration spatiale et la recherche scientifique stratégique des États-Unis.