KultureGeek Tests Test Marstek Venus D : la batterie solaire plug & play et évolutive qui maximise l’autoconsommation

Test Marstek Venus D : la batterie solaire plug & play et évolutive qui maximise l’autoconsommation

20 min.
23 Fév. 2026 • 17:26
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Entre la hausse des tarifs de l’électricité, l’envie de consommer une énergie plus locale et la démocratisation des panneaux photovoltaïques « à brancher », le stockage domestique s’invite progressivement dans les foyers. Le problème, c’est que beaucoup de solutions restent intimidantes : câblage, paramétrage, compatibilités, travaux, choix d’onduleurs… Résultat, on repousse le projet, ou l’on se contente d’un kit solaire sans stockage qui injecte surtout quand on n’en a pas besoin.

Le Marstek Venus D arrive avec une philosophie inverse : rendre le stockage solaire accessible dès la première journée, puis permettre de faire évoluer l’installation à mesure que les besoins augmentent. Le système se présente comme une station d’énergie modulaire : un module principal qui assure la conversion et la gestion des flux, associé à une batterie LiFePO4 de 2,56 kWh. L’ensemble est empilable et peut atteindre 15,36 kWh en ajoutant des modules. Autre point fort : la présence de 4 entrées MPPT capables d’accepter jusqu’à 4 000 W de solaire, un vrai plus pour les installations où les panneaux n’ont pas tous la même orientation.

Dans cet test, l’objectif est simple : expliquer, de façon concrète, ce que le Venus D change au quotidien, comment il s’installe, comment il se pilote, et dans quels scénarios il devient réellement intéressant. On abordera aussi les limites à connaître avant d’investir, parce qu’un système plug & play ne veut pas dire « automatique sans réflexion » : comprendre la logique de pilotage reste la meilleure façon de maximiser l’autoconsommation.

Marstek Venus D

À qui s’adresse le Marstek Venus D ?

Le Marstek Venus D vise d’abord les foyers qui veulent passer à l’autoconsommation sans se lancer dans une rénovation électrique lourde. Si vous avez déjà des panneaux (ou si vous envisagez d’en installer), il peut jouer le rôle de tampon : il stocke l’énergie quand elle est disponible et la restitue quand la maison en a besoin. C’est particulièrement utile quand votre production est concentrée sur la mi-journée alors que votre consommation « utile » (cuisine, chauffe-eau, lave-linge, télétravail, cuisson, équipements connectés) se répartit davantage le matin et le soir.

Il parle aussi aux profils qui veulent commencer petit. Un kit photovoltaïque de balcon ou un petit ensemble de panneaux peut suffire au départ, puis l’on ajoute des batteries lorsque l’on constate, chiffres à l’appui, que le stockage augmente réellement le taux d’autoconsommation. Ici, l’évolutivité est au cœur du concept : on démarre à 2,56 kWh, et l’on grimpe progressivement vers 5,12, 7,68, 10,24, 12,8, puis 15,36 kWh selon la place disponible, le budget et les besoins.

Marstek Venus D

Enfin, le Venus D peut séduire les utilisateurs qui cherchent un mode secours crédible pour certains appareils sensibles (box Internet, routeur, NAS, éclairage d’appoint, congélateur, matériel médical selon les cas). Ce n’est pas un groupe électrogène, mais une batterie domestique bien gérée permet souvent de passer les coupures les plus courtes sans stress, tout en restant silencieuse et sans carburant.

Comprendre l’architecture : une approche hybride pensée pour l’usage domestique

On résume parfois le Venus D à « une batterie que l’on branche sur une prise ». En réalité, le concept est plus complet. Le système combine :

  • Une unité principale qui orchestre la charge et la décharge, assure la conversion et centralise les données.
  • Des batteries modulaires qui se connectent par empilement et augmentent la capacité sans recâblage complexe.
  • Une entrée photovoltaïque multi-MPPT (4 canaux) qui permet de connecter des panneaux avec des expositions différentes et d’optimiser la capture d’énergie au fil de la journée.
  • Un couplage AC bidirectionnel : le système peut alimenter votre logement depuis la batterie et, dans certains cas, recharger la batterie depuis le réseau.

Marstek Venus D IMG 1242

La puissance bidirectionnelle annoncée est de 2,2 kW, avec un pic jusqu’à 2,5 kW selon la configuration. Concrètement, cela signifie qu’en utilisation « batterie vers maison », vous couvrez une large partie des consommations courantes (multimédia, informatique, éclairage, petit électroménager, une partie de la cuisine selon les appareils), tout en laissant le réseau compléter automatiquement dès que la demande dépasse la capacité d’injection. De ce point de vue, on est sur un outil de réduction de la consommation réseau, pas sur une promesse irréaliste d’indépendance totale.

Sur le plan de l’efficacité, le constructeur indique un rendement maximal côté batterie ↔ AC supérieur à 94,5 %. Dans la vraie vie, le rendement dépend toujours de la puissance instantanée, de la température et du profil de charge, mais ce niveau est cohérent avec l’idée d’un stockage domestique « sérieux ».

Ce que change vraiment la modularité : démarrer petit, mais garder une porte ouverte

Dans le stockage résidentiel, le mauvais choix classique consiste à surdimensionner d’entrée : on paye une grosse capacité, puis on découvre que la production photovoltaïque n’est pas suffisante pour remplir la batterie au quotidien, surtout en hiver. À l’inverse, sous-dimensionner peut frustrer si la batterie est pleine trop tôt et que le surplus repart vers le réseau au lieu d’être valorisé le soir.

La modularité du Venus D apporte une réponse pragmatique. Avec un premier module de 2,56 kWh, vous observez vos habitudes : combien d’énergie solaire est réellement disponible ? Quelle part de votre consommation se situe hors des heures d’ensoleillement ? À quel moment la batterie atteint-elle 100 % ? À quel moment elle descend sous un seuil critique ? Une fois ces réponses obtenues, ajouter une batterie devient une décision guidée par des données, pas par des suppositions.

Marstek Venus D Batterie Seule

Dans la pratique, plusieurs profils ressortent souvent :

  • Profil « base load » : vous avez une consommation de fond stable (box, frigo, veilles, informatique). Une batterie modeste peut déjà lisser une partie de la soirée.
  • Profil « pics courts » : vous consommez beaucoup par moments (cuisson, outils, lavage), mais peu le reste du temps. Ici, le pilotage et la puissance d’injection comptent autant que la capacité.
  • Profil « soirée gourmande » : télétravail tardif, cuisson, appareils en continu, chauffage d’appoint électrique. La capacité devient plus déterminante, et deux à quatre batteries peuvent faire la différence.

L’intérêt, c’est que vous n’êtes pas enfermé. Le système est conçu pour monter jusqu’à 6 batteries (soit 15,36 kWh), et l’unité principale conserve la même logique de pilotage. Cette approche par « briques » est souvent plus rassurante qu’un bloc unique : si vous déménagez, si vous réorganisez votre installation, ou si vous souhaitez répartir le budget sur plusieurs mois, c’est naturellement plus simple.

Les 4 MPPT : un détail technique qui a un vrai impact sur la production

Le terme MPPT (Maximum Power Point Tracking) peut paraître abstrait, mais il fait partie des éléments qui transforment l’expérience au quotidien. Chaque canal MPPT cherche en permanence le point de fonctionnement optimal d’un panneau (ou d’un ensemble de panneaux), pour extraire un maximum de puissance malgré les variations d’ensoleillement, de température et d’ombres partielles.

Marstek Venus D Mppt

Sur de nombreux systèmes grand public, on se contente de 1 ou 2 MPPT. Avec 4 canaux indépendants, le  Marstek Venus D se prête mieux aux installations « réelles », rarement parfaites : un panneau orienté plein sud, un autre légèrement ouest pour étirer la production en fin d’après-midi, un autre sur une zone qui prend de l’ombre à certaines heures, etc. Plutôt que de pénaliser l’ensemble, chaque canal travaille de son côté. Au total, l’entrée PV peut accepter jusqu’à 4 kW (soit 4 × 1 000 W), ce qui ouvre la porte à des configurations progressives : on commence avec un ou deux panneaux, puis on complète par étapes.

 

Il faut tout de même respecter les contraintes électriques propres au photovoltaïque : tension maximale admissible, courant, choix du câblage en série ou en parallèle, et qualité des connecteurs MC4. Sur ce point, l’approche la plus sûre reste de suivre la documentation constructeur et, en cas de doute, de valider le dimensionnement avec un professionnel. Un système plug & play évite beaucoup d’étapes, mais il ne dispense pas des règles de base du solaire.

Installation : simple, oui, mais avec une logique à respecter

Le Venus D est pensé pour être mis en service sans chantier. En pratique, l’installation se résume à :

  1. Choisir un emplacement stable, ventilé et accessible, en évitant un coin trop confiné.
  2. Empiler l’unité principale sur la première batterie, puis ajouter des batteries si vous avez opté pour une capacité supérieure.
  3. Connecter les panneaux photovoltaïques sur les entrées MC4 dédiées.
  4. Brancher le câble secteur, qui sert à la fois pour l’injection dans le réseau domestique et, au besoin, pour la recharge depuis le réseau.
  5. Associer l’ensemble à l’application Marstek, en Bluetooth ou en Wi‑Fi.

La conception est orientée « terrain » : l’ensemble est annoncé IP65 et accepte une plage de fonctionnement de -20 °C à +60 °C. Le refroidissement est naturel (sans ventilateur), ce qui apporte deux bénéfices immédiats : l’absence de bruit et moins de pièces mécaniques susceptibles de s’user. En contrepartie, il faut lui laisser de l’air : une installation collée à un mur ou enfermée dans un caisson trop étroit n’est pas une bonne idée. Une circulation d’air correcte réduit les montées en température et contribue à préserver l’électronique comme les cellules.

À propos du branchement sur prise : une prise domestique standard en France est généralement donnée pour 16 A, soit une puissance théorique de l’ordre de 3 680 W à 230 V. Cela ne signifie pas qu’il faut charger un circuit à sa limite en continu. L’intérêt d’un système à 2,2 kW, c’est qu’il reste dans une enveloppe plus réaliste, mais il est tout de même recommandé de choisir une prise et un circuit en bon état, correctement protégés, et idéalement peu sollicités par d’autres gros appareils. Si votre installation électrique est ancienne ou si vous avez un doute, un avis d’électricien est un bon investissement.

Application mobile : le véritable tableau de bord

Le Venus D est pensé pour être piloté depuis l’application Marstek. L’approche a un avantage : pas de menu compliqué sur l’appareil, pas d’écran à décrypter, et des réglages accessibles depuis le smartphone. En Bluetooth, vous gardez un accès local, utile pour une mise en route rapide. En Wi‑Fi, vous pouvez suivre l’installation à distance, consulter les valeurs, et ajuster certains paramètres sans être physiquement à côté du matériel.

Marstek Venus D Application Marstek

Au quotidien, l’interface sert surtout à visualiser les flux (production PV, charge batterie, injection vers la maison, énergie prise au réseau), à choisir un mode de fonctionnement et à appliquer des limites de puissance ou des plages horaires. C’est aussi via l’application que l’on reçoit des mises à jour et que l’on peut affiner certains réglages lorsque l’on change de configuration (ajout de panneaux, ajout de batterie, modification des habitudes de consommation).

Marstek Venus D Application Marstek Choix Mode

Le compteur d’énergie : la pièce qui rend le pilotage vraiment intelligent

Le Venus D peut fonctionner sans mesure externe, mais c’est avec un compteur qu’il devient nettement plus pertinent. L’idée est simple : pour injecter « juste ce qu’il faut » dans la maison, le système doit connaître en temps réel la consommation (et, selon les installations, la production). Sans cette information, on se retrouve à définir des puissances fixes ou des horaires, ce qui fonctionne, mais rarement de façon optimale.

Marstek propose le CT002, un compteur à installer sur rail DIN. Il mesure jusqu’à 100 A (et peut suivre plusieurs phases selon les configurations), avec une précision annoncée autour de ±1 %. La connectivité Wi‑Fi et Bluetooth permet d’intégrer la mesure à l’écosystème Marstek et d’ajuster automatiquement la charge/décharge. En clair : le système évite d’injecter à l’aveugle et tente de coller aux besoins de la maison, minute après minute, ce qui se traduit généralement par un meilleur taux d’électricité solaire réellement consommée à domicile.

L’installation d’un compteur dans un tableau électrique n’est pas à prendre à la légère. Même si l’opération est accessible à un bricoleur expérimenté, le bon réflexe reste de faire intervenir un électricien si vous n’êtes pas parfaitement à l’aise avec un tableau et le repérage des conducteurs. Une pince mal orientée, un serrage insuffisant ou un mauvais point de mesure peut fausser les données, et l’automatisation s’appuie justement sur ces mesures.

Trois logiques de fonctionnement : autoconsommation, programmation, optimisation

Au quotidien, ce qui compte n’est pas uniquement la capacité en kWh, mais la façon dont le système arbitre les flux. Dans l’écosystème Marstek, on retrouve généralement trois approches complémentaires :

  • L’autoconsommation pilotée : le système injecte uniquement ce dont la maison a besoin, en s’appuyant sur la mesure du compteur. La production photovoltaïque sert d’abord, et la batterie complète si la demande le justifie, dans la limite de la puissance disponible.
  • La programmation manuelle : vous choisissez des plages horaires et une puissance d’injection fixe. C’est utile si vous préférez tout contrôler, si vous avez une routine très régulière, ou si vous n’avez pas de compteur installé.
  • L’optimisation intelligente : une logique qui vise à mieux utiliser l’énergie en tenant compte de votre localisation, de la météo et de vos habitudes de consommation, afin de limiter le gaspillage et de maximiser les économies potentielles.

La meilleure stratégie dépend de votre profil. Si vous avez une consommation stable et un compteur installé, l’autoconsommation pilotée est souvent le mode le plus « transparent » : vous ne passez pas votre temps à ajuster des réglages. Si vos habitudes sont très fixes (par exemple, un équipement qui tourne toujours à la même heure), la programmation peut suffire. Et si vous aimez l’idée d’un système qui anticipe, l’optimisation intelligente peut apporter un gain, à condition que la compatibilité et l’intégration soient cohérentes avec votre fournisseur et votre installation.

Mode secours : l’intérêt d’une prise hors réseau et d’un basculement rapide

Un point appréciable du Venus D est la présence d’une sortie dédiée au mode hors réseau. Elle permet d’alimenter des appareils même en cas de coupure de courant, dans la limite de la puissance disponible. L’intérêt, ici, n’est pas nécessairement de faire tourner toute une maison en permanence, mais de sécuriser ce qui compte : connectivité, éclairage, conservation alimentaire, et certains équipements sensibles.

Marstek Venus D Prise

Dans beaucoup de scénarios domestiques, un basculement très rapide suffit pour que la majorité des appareils ne « voient » pas la coupure (box, routeurs, ordinateurs, certains équipements audio/vidéo). Il faut toutefois garder en tête que le mode secours implique un pilotage raisonnable : si vous dépassez durablement la puissance admissible, le système peut se mettre en protection. La solution, dans ce cas, est de réduire la charge ou de répartir les appareils, plutôt que de forcer l’électronique à tenir au-delà de ses limites.

Pour les foyers qui visent un niveau supérieur de sauvegarde, la marque met en avant l’utilisation d’une SmartBox permettant de relier plusieurs modules Venus D afin d’augmenter la puissance et la capacité disponibles : jusqu’à 6,6 kW / 46,08 kWh en monophasé, ou 19,8 kW / 138,24 kWh en triphasé, selon la configuration. On passe alors d’un usage « simple » à une logique de stockage résidentiel plus ambitieuse, à planifier avec davantage de rigueur (emplacement, protections, raccordement, stratégie de secours).

Batteries LiFePO4 : longévité, sécurité, et ce que signifient « 6000 cycles »

Le choix de cellules LiFePO4 (LFP) n’est pas anodin. Cette chimie est réputée pour sa stabilité thermique et sa capacité à encaisser un grand nombre de cycles, au prix d’une densité énergétique un peu plus faible que d’autres technologies. Pour un usage domestique stationnaire, c’est généralement un bon compromis : on privilégie la durée de vie et la sérénité sur la compacité.

Le constructeur annonce pour le module batterie une durée de vie de plus de 6000 cycles, avec une profondeur de décharge indiquée à 90 %. Plutôt que de s’arrêter au chiffre brut, il faut l’interpréter : si vous réalisez un cycle complet par jour, 6000 cycles représentent plus de 16 ans d’utilisation. Dans la réalité, les cycles ne sont pas toujours complets, et les performances évoluent avec la température, mais l’ordre de grandeur reste intéressant pour un projet d’autoconsommation conçu sur le long terme.

Au-delà des cellules, la durabilité dépend aussi de la gestion électronique (BMS), de la qualité des connecteurs et des conditions d’installation. Une batterie exposée en plein soleil derrière une baie vitrée ou enfermée sans ventilation vieillira plus vite. À l’inverse, une installation stable, ventilée et bien dimensionnée maximise les chances de conserver une bonne capacité sur le long terme.

Ce qu’il faut anticiper : contraintes, points de vigilance, attentes réalistes

Un système séduisant sur le papier mérite aussi un regard critique. Voici les aspects à anticiper avant de vous lancer :

  • Le poids : un module batterie dépasse généralement les 25 kg. Empiler plusieurs batteries rend l’ensemble imposant et moins facile à déplacer. Il vaut mieux choisir l’emplacement définitif dès le départ.
  • Le besoin de mesure : sans compteur, vous perdez une partie du potentiel d’optimisation. Si l’objectif est l’autoconsommation fine, le compteur devient un allié majeur.
  • La gestion des périodes très couvertes : comme sur tout système connecté, l’électronique consomme un minimum. Si la production photovoltaïque reste très faible plusieurs jours, la batterie peut se décharger progressivement. Dans ces périodes, un arrêt temporaire (ou un mode éco si disponible selon les mises à jour) peut être pertinent.
  • La qualité du câblage PV : la simplicité d’usage ne doit pas conduire à négliger les connecteurs, la section des câbles et la protection mécanique des fils en extérieur.
  • La réalité des économies : le gain dépend de votre consommation, de votre production, de la saison et de votre tarif. Le stockage devient particulièrement intéressant quand il augmente nettement la part d’énergie solaire consommée le soir.

Il faut aussi garder un point administratif en tête : en France, même une installation photovoltaïque de type plug & play s’inscrit dans un cadre réglementaire (autoconsommation sans injection, vente de surplus, etc.). La Convention d’Autoconsommation Sans Injection (CACSI) est une démarche courante pour l’autoconsommation totale. Les règles et interprétations peuvent évoluer et dépendent de votre situation : le bon réflexe est de vérifier les démarches à jour avant l’installation et de respecter les exigences de sécurité du réseau.

Exemples concrets de dimensionnement : par où commencer ?

Pour aider à se projeter, voici trois scénarios typiques. Ils ne remplacent pas une étude complète, mais donnent une logique de départ.

1) Débuter avec un petit kit solaire
Vous avez 1 à 2 kW de panneaux et une consommation de fond (frigo, box, éclairage, informatique). Une batterie de 2,56 kWh sert à stocker le surplus de journée et à couvrir une partie de la soirée. Ajoutez le compteur pour éviter l’injection « à la louche » et maximiser l’autoconsommation.

2) Viser un meilleur confort en soirée
Vous cuisinez beaucoup le soir, vous travaillez à la maison, et vous voulez réduire la part réseau après le coucher du soleil. Deux à trois batteries (5,12 à 7,68 kWh) permettent souvent de tenir plus longtemps, surtout au printemps et en été, quand la production recharge facilement la journée.

3) Sécuriser l’alimentation d’appareils essentiels
Votre priorité est le secours : box, routeur, NAS, quelques lampes, congélateur. Une ou deux batteries peuvent suffire, avec une multiprise sur la sortie hors réseau (en respectant la puissance maximale). L’idée est de privilégier la sobriété : en mode coupure, chaque watt compte.

Zoom : Marstek Venus E 3.0, l’alternative « batterie AC »
Pour choisir rapidement entre les deux, retenez une règle simple. Si vous voulez brancher vos panneaux directement sur un système de stockage évolutif (et construire votre autoconsommation « autour » de la batterie), le Venus D est le plus logique grâce à ses entrées MPPT et à sa montée en capacité par modules. Si vous avez déjà une installation photovoltaïque on-grid fonctionnelle (micro-onduleurs ou onduleur réseau) et que votre objectif est surtout de récupérer le surplus PV pour le restituer le soir, alors une batterie AC comme le Marstek Venus E 3.0 (5,12 kWh) est souvent plus adaptée, car elle s’intègre par-dessus l’existant sans repenser le câblage DC. Pour un retour d’expérience détaillé (mise en place, réglages, comportement au quotidien), vous pouvez consulter notre test du Marstek Venus E 3.0.

Conclusion : une solution cohérente pour passer du « solaire simple » au « solaire utile

Le Marstek Venus D a un positionnement clair : rendre le stockage solaire plus accessible, sans sacrifier l’évolutivité. Son approche empilable (jusqu’à 15,36 kWh), ses 4 MPPT (jusqu’à 4 kW PV), son couplage AC bidirectionnel de 2,2 kW et sa conception IP65 orientée usage extérieur en font une solution crédible pour les foyers qui veulent monter progressivement en puissance.

Son intérêt est maximal quand il est associé à une mesure fine via compteur et quand il est dimensionné avec bon sens : assez de panneaux pour recharger, une capacité adaptée à la consommation du soir, et une stratégie claire (autoconsommation, programmation, optimisation). Dans ces conditions, le stockage ne se contente pas d’afficher des courbes dans une application : il transforme réellement la production solaire en énergie disponible au moment où l’on en a besoin.

Côté budget, le pack de base (une batterie et l’unité de gestion) se positionne généralement dans une zone comparable aux autres solutions de stockage grand public, avec un ticket d’entrée qui dépend surtout des options (compteur, nombre de panneaux, accessoires) et des promotions du moment. L’essentiel, c’est de raisonner en « taux d’usage » : une batterie qui se charge et se décharge régulièrement apporte de la valeur, tandis qu’une capacité trop grande, rarement utilisée, mettra mécaniquement plus de temps à être amortie.

Selon votre configuration, le Venus E 3.0 peut aussi être une option à considérer si votre priorité est d’ajouter du stockage en AC sur une installation photovoltaïque déjà en place, avec une logique de capture du surplus et de restitution au bon moment.

 

Le Marstek Venus D est disponible au prix de 1499€ sur le site Marstek (frais de port gratuit).

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