Dyson, le géant britannique de l’électroménager high tech, traverse une zone de turbulences financières. Sur son année fiscale 2024, l’entreprise a vendu plus de 20 millions de produits, un record absolu pour la firme, mais ses bénéfices avant impôt se sont littéralement effondrés, passant de 1,1 milliard de livres (1,26 milliard d’euros) à seulement 561 millions (644 millions d’euros). Une première en plus de vingt ans. Le chiffre d’affaires pique lui aussi du nez et recule de 7,1 milliards de livres (8,16 milliards d’euros) à 6,6 milliards (7,6 milliards d’euros). Pour le CEO Hanno Kirner, cette période compliquée s’apparente à « une année difficile mais nécessaire de transformation ».

Une restructuration mondiale et des licenciements massifs
Pour faire face à ces nouvelles difficultés, Dyson a lancé un plan de réduction des coûts particulièrement drastique. Près de 1 000 postes ont été supprimés au Royaume-Uni en 2024, soit un tiers de sa main-d’œuvre locale, le tout accompagné par d’autres coupes en Asie. Au total, les effectifs mondiaux sont passés de 13 000 salariés en 2022 à environ 10 000 aujourd’hui. L’entreprise pointe du doigt plusieurs facteurs exceptionnels, soit la volatilité monétaire en Asie et en Turquie, un incendie ayant ralenti la production de ses appareils de beauté, ainsi qu’une réorganisation interne tardant à porter ses fruits.
Un marché ultra-compétitif et une économie mondiale fragile
Face à des concurrents de plus en plus agressifs comme SharkNinja, Miele ou Samsung, Dyson doit composer avec une demande en berne et une confiance moindre des consommateurs. Sir James Dyson mise toutefois sur l’innovation pour relancer la machine, comme par exemple la présentation récente d’un robot aspirateur-laveur doté d’IA. Reste à savoir si la marque saura rebondir dans un contexte où la croissance mondiale s’affaisse, rejoignant même les niveaux peu flatteurs des années 60.
RIDICULE.