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S’il semble admis que les robots fonctionneront sur la base d’un ensemble hétéroclite de puces électroniques et de matériaux divers, l’idée d’utiliser des éléments biologiques pour automatiser un processus artificiel est beaucoup moins médiatisée, alors que des expériences sont menées sur ce sujet depuis maintenant 2 ou 3 ans. Des chercheurs de l’Université de l’Illinois ont présenté il y a quelques jours un biobot, c’est à dire un robot dont les mouvements sont directement issus de cellules musculaires contrôlées par des impulsions électriques. Le biobot en question ne dépasse pas un centimètre de longueur et est composé d’une base d’hyrogel imprimée en 3D et recouverte de cellules musculaires.
La bande de cellules musculaire est fixée au squelette d’hyrogel de la même façon qu’un muscle traditionnel serait relié à son os. Il « suffit » alors de fournir des impulsions électriques d’intensités variables pour « contracter » le groupe de cellules, ce qui permet à l’ensemble d’avancer, un peu à la façon de ces petits vers qui contractent leur corps avant de le déplier afin de gagner de précieux millimètres. « Ce système pourrait éventuellement évoluer vers une génération de machines biologiques qui pourraient aider à l’administration de médicaments, la robotique chirurgicale, des implants intelligents ou des analyseurs environnementaux mobiles, parmi d’innombrables autres applications. » explique ainsi Caroline Cvetkovic, l’une des chercheuses de ce projet très éloigné des conceptions habituelles de la robotique dite « mécanique ».
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