Un organisme chinois de cybersécurité, proche du gouvernement, a recommandé de procéder à l’examen des produits vendus en Chine par Intel, accusés de constituer des risques pour la sécurité nationale.

Intel est mal vu en Chine
La Chine et les États-Unis se livrent une féroce bataille dans le secteur des nouvelles technologies, rivalisant dans les voitures autonomes ou encore l’intelligence artificielle. Depuis des décennies, Intel domine le marché mondial des puces, qui font fonctionner tous les appareils, des ordinateurs portables aux data centers. La Chine est l’un de ses principaux marchés.
L’Association chinoise de cybersécurité (CSAC), un groupement industriel ayant des liens étroits avec le gouvernement, accuse certains processeurs d’Intel d’avoir de fréquentes failles de sécurité. Selon la CSAC, cette situation expose notamment les utilisateurs à des attaques, qui pourraient entraîner le vol de données personnelles, comme des mots de passe et des numéros de cartes bancaires.
« Intel a gagné beaucoup d’argent en Chine, mais l’entreprise continue à faire des choses qui nuisent aux intérêts de la Chine et menacent sa sécurité nationale », a indiqué l’organisme dans un communiqué. « Nous recommandons de lancer un examen en matière de cybersécurité sur les produits Intel vendus en Chine afin de protéger efficacement la sécurité nationale de la Chine ainsi que les droits et intérêts légitimes des consommateurs chinois », a-t-il souligné.
La CSAC accuse également Intel en affirmant que les systèmes intégrés dans tous les processeurs Intel sont vulnérables aux portes dérobées créées par l’Agence nationale de sécurité américaine (NSA). « Cela représente une grande menace pour la sécurité des infrastructures d’information critiques des pays du monde entier, y compris la Chine (…) l’utilisation des produits Intel représente un risque sérieux pour la sécurité nationale », a déclaré le CSAC
Une interdiction, même temporaire, des produits Intel pourrait resserrer davantage l’offre de puces sur le marché chinois, qui s’est efforcé de trouver des alternatives viables aux produits de pointe de Nvidia, qui dominent le marché mondial mais sont désormais interdits d’exportation vers la Chine.