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Google n’en finit plus de miser sur l’espace. Après l’acquisition du spécialiste de l’imagerie satellite Skybox, le géant américain souhaiterait prendre des parts dans Virgin Galactic, la société du fantasque milliardaire Richard Branson. L’investissement semble encore timide puisque Google ne sortirait qu’un « petit » chèque de 30 millions, mais l’objectif est sans doute à plus long terme et vise peut-être à se doter in fine de fusées récupérables capables de placer en orbite des satellites Google puis de rentrer sagement à la maison – ce qui semble tout de même hautement improbable à l’heure actuelle. Google a déjà mis sur pied en interne une équipe qui planche sur le projet extrêmement ambitieux d’une couverture satellitaire mondiale composée de 180 mini-satellites , ce afin d’amener l’internet haut débit dans les régions du monde les plus isolées. L’appel du pied à Virgin Galactic rentre sans doute dans le cadre de cet objectif.

Si le rapprochement avec Virgin Galactic n’est donc pas l’annonce la plus étonnante de l’année, celui-ci pose déjà un certain nombre de questions légitimes. En effet, de toutes les sociétés spatiales privées – et américaines- seul Space X est aujourd’hui en mesure d’utiliser ses propres lanceurs pour placer des satellites en orbite ou envoyer du matériel vers la Station Spatiale Internationale (ISS). En l’état actuel des chose, il parait totalement improbable que Virgin Galactic ait réellement les moyens logistiques ou financiers pour propulser près de 200 satellites dans l’espace. Google se tournerait donc vers Virgin pour une tout autre raison; oui mais laquelle ?
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