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Deux frères, âgés d’une vingtaine d’années, seront jugés le 26 octobre devant le tribunal correctionnel de Paris, soupçonnés d’avoir piraté la plateforme américaine de finance Platypus, pour un préjudice de 8,5 millions d’euros, a indiqué le parquet à l’AFP.

L’aîné, né en 2001 et soupçonné d’avoir réalisé l’arnaque, comparaîtra pour accès et maintien frauduleux dans un système de traitement automatisé de données, blanchiment et escroquerie. Le cadet, né en 2003 et soupçonné d’avoir bénéficié pour partie de l’argent dérobé, devra répondre des chefs de recel.
L’affaire débute par un signalement de la plateforme d’échange de cryptomonnaies Binance le 17 février 2023. Les enquêteurs de l’Office central de lutte contre la criminalité liée aux technologies de l’information et de la communication (OCLCTIC) sont alors avertis d’une possible arnaque réalisée depuis la France et visant la société américaine Platypus.
Le 16 février, les hackers se sont appuyés sur les « flash loans », des prêts instantanés en cryptomonnaies sans garantie mais remboursables quelques secondes plus tard, avait détaillé Christophe Durand, chef adjoint de l’office enquêteur.
Les hackers ont ainsi d’abord contracté un prêt de 44 millions de dollars auprès d’un pool d’investisseurs en cryptomonnaies. Puis, un second prêt de 41 millions de dollars auprès de Platypus, avec le premier prêt en garantie. Ensuite, ils se sont servis de la possibilité de « sortie d’urgence » de ce prêt pour retirer l’équivalent de 8,5 millions de dollars, puis environ un million.
Au total, le préjudice pour Platypus a été évalué à 9,5 millions de dollars en cryptomonnaie. Mais à la suite d’une erreur de leur part, les hackers n’ont récupéré que l’équivalent de 270 000 euros. Ils en ont dépensé environ 60 000 euros.
Pour la société américaine, l’opération des hackers a été lourde de conséquences, puisqu’une fois le piratage connu, sa cryptomonnaie USP s’est effondrée de la moitié de sa valeur.
Lors de sa garde à vue, l’aîné a tenté d’expliquer, selon le commissaire, qu’il était un pirate « white hat » (un hacker éthique qui défend citoyens et entreprises) et qu’il avait voulu négocier une rémunération auprès de la société américaine pour la découverte d’une faille de leur système de vérification.
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17 Oct. 2026 • 20:47
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