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Déjà championne d’Echecs et de Go (sous le nom d’AlphaGo), l’IA DeepMind participe aussi à des travaux nettement moins symboliques. Ainsi, l’intelligence artificielle créée par les ingénieurs de chez Google a été capable d’ « imaginer » – grâce à la technologie d’apprentissage par re-enforcement – un système de simulation capable de moduler le comportement des bobines (modification du champ magnétique) afin de modifier les configurations du plasma à l’intérieur du TCV (tokamak du Swiss Plasma Center). En d’autres termes, DeepMind participe aux travaux actuel sur la fusion nucléaire !

La maitrise du plasma dans un tokamak est absolument essentielle dans le cadre des recherches qui doivent nous mener des essais actuels au premier réacteur à fusion « commercial ». Les configurations plasmatiques envisagées par DeepMind ont pu être testées sur le tokamak du Swiss Plasma Center, et il se trouve que l’intelligence artificielle avait vu juste dans ses modélisations. Les experts du domaine affirment désormais que face aux résultats reportés, la participation de DeepMind sera un atout réel dans les recherches sur la fusion.
La puissance analytique de DeepMind pourrait ainsi être mise à profit afin d’optimiser les performances des tokamaks les plus récents, comme le JET d’ITER qui bat déjà records sur records.
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