Le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) annonce que Netflix, Amazon Prime Video, Disney+ et Apple TV+ doivent investir entre 250 et 300 millions d’euros par an pour la création française. Cela concerne aussi bien les films que les séries.

Un investissement français pour les plateformes de streaming
« Le Conseil supérieur de l’audiovisuel a procédé au conventionnement et à la notification des obligations des principaux SMAD (service de médias audiovisuels à la demande) (…) proposant leur offre de cinéma et d’audiovisuel sur le marché français : Netflix, Disney+, Amazon Prime Video pour son service par abonnement, et Apple TV », a détaillé le régulateur du secteur dans un communiqué.
Concrètement, les plateformes de streaming vidéo étrangères vont désormais consacrer 20 à 25% de leur chiffre d’affaires en France au financement de la production d’œuvres audiovisuelles (séries, fictions, spectacle vivant, théâtre, etc) et cinématographiques (film long métrage). Jusqu’ici, seules les plateformes nationales (OCS, Salto, myCanal…) finançaient ce dispositif.
Le montant total entre 250 et 300 millions d’euros en 2022 sera le double de celui de 2021. Cela s’explique par le fait que ce sera une année complète avec les nouvelles règles, alors que la nouveauté s’est mise en place à partir de juillet en 2021.
Les films arriveront plus vite en streaming
Dans le détail, le dispositif prévoit la participation des SMAD concernés à hauteur de 20% de leur chiffre d’affaires en France pour les services par abonnement, dont 80% sont consacrés à la production audiovisuelle et 20% à la production cinématographique. Restent encore cinq autres services concernés par la règlementation qui devront également conclure des conventions avec le CSA, ou, à défaut, se voir notifier leurs obligations d’ici à la fin de l’année 2021.
En l’absence d’accord sur la réforme de la chronologie des médias, le CSA explique avoir privilégié la notification pour les obligations relatives aux investissements devant être consacrés au cinéma, laissant la porte ouverte à la possibilité d’un conventionnement à l’avenir.
Tout cela devrait permettre de réduire le délai pour l’arrivée des films sur les plateformes de streaming. En l’état, Netflix, Amazon Prime Video et Disney+ doivent attendre 36 mois après la sortie au cinéma, soit trois ans. Si tout se passe comme prévu, le délai passera à 15 mois.
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