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« A circonstances désespérées, mesures désespérés », indique John Frank, l’un des avocats les plus importants de Microsoft. La firme vient en effet d’avouer durant une session au tribunal avoir hacké et lu les emails d’un blogueur pour l’empêcher de publier des informations sensibles. Et le pire dans tout cela, c’est que la firme est dans son bon droit.

Ainsi, une clause des conditions d’utilisation des services Microsoft (Hotmail, Skype, OneDrive etc) lui donne le droit d’accéder à ces informations en cas de « circonstances exceptionnelles ». Les serveurs étant sous la propriété de Microsoft, elle a donc pu les lire impunément.
Les révélations quant au manque de scrupules de ces firmes, autant Microsoft que les autres géants du net comme Google ou Apple (ou encore, mais c’est un autre sujet, la NSA), sont de plus en plus effrayantes. Et clairement, on réfléchira dans le futur à deux fois avant de stocker des informations sensibles sur le Cloud, en faisant aveuglement confiance à l’entreprise en question, ou a dialoguer par email en pensant être les seuls à accéder à ces informations.
CNN cite les propos de Ginger McCall, directeur chez l’Electronic Privacy Information Center, qui indique que ces actions sont « très troublantes », étant donné que « Microsoft pense clairement que les informations des utilisateurs appartiennent à Microsoft, et non aux utilisateurs eux-mêmes ». Franchement, on ne peut qu’être d’accord avec lui.
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