Le lycée Les Eucalyptus à Nice et le lycée Ampère à Marseille devaient expérimenter la reconnaissance faciale à l’entrée pour voir si les lycéens sont bien inscrits dans les établissements et donc autorisés à entrer. La Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL) s’y oppose.

« Après un examen attentif du projet, la CNIL a considéré que le dispositif projeté est contraire aux grands principes de proportionnalité et de minimisation des données posés par le RGPD », indique la Commission dans un communiqué. « En effet, les objectifs de sécurisation et la fluidification des entrées dans ces lycées peuvent être atteints par des moyens bien moins intrusifs en termes de vie privée et de libertés individuelles, comme par exemple un contrôle par badge », ajoute-t-elle, précisant au passage que « les traitements de données biométriques sont d’une sensibilité particulière ».
L’expérimentation de la reconnaissance faciale dans les lycées devait uniquement concerner les élèves ayant préalablement donné leur accord et se dérouler sur toute une année scolaire, dans l’idée d’assister les agents en charge du contrôle d’accès aux lycées afin de prévenir les intrusions et les usurpations d’identité et de réduire la durée de ces contrôles.
La CNIL conclut en indiquant qu’un « tel dispositif ne saurait donc être légalement mis en œuvre et il appartient désormais à la région et aux lycées concernés, responsables du dispositif envisagé, d’en tirer les conséquences ».
Christian Estrosi (maire de Nice) et Renaud Muselier (Président du conseil régional de Provence-Alpes-Côte d’Azur) ont réagi sur Twitter, critiquant la CNIL.