Free annonce aujourd’hui une mise à jour pour les Freebox Delta et Delta S avec une nouveauté qui était attendue : le support des machines virtuelles (VM). Elles permettent d’installer des logiciels sur la Freebox.

Voici quelques possibilités disponibles avec les machines virtuelles :
- Héberger un cloud personnel avec Yunohost, Nextcloud ou Cosy Cloud.
- Indexer le contenu multimedia présent sur le Freebox Server ou réseau local avec Plex ou Emby
- Héberger des parties de Minecraft avec le serveur pour l’édition java.
- Contrôler sa maison avec une solution domotique comme Jeedom.
- Télécharger une blockchain populaire pour inspecter les transactions hors-ligne
- Utiliser un bureau Linux d’appoint qui reste toujours allumé
- Héberger un site web chez soi
- Brancher des capteurs température et humidité en USB pour faire station météo
- Faire un time-lapse avec une webcam USB
- Apprendre à utiliser un serveur Linux à distance
- Brancher un micro et un haut-parleur USB pour faire un assistant vocal maison comme Snips
Free précise qu’il y a des limitations. Une machine virtuelle ne peut utiliser que 1 ou 2 CPU virtuels, et seulement 3 CPU peuvent être utilisés en tout (ce qui fait un maximum de 3 machines virtuelles fonctionnant en même temps). Côté mémoire vive, un peu moins de 1 Go peut être attribué aux machines virtuelles. Il est possible de changer la barrette de RAM sur sa Freebox pour avoir jusqu’à 14 Go attribués aux machines virtuelles, mais ce n’est ni recommandé ni supporté par Free — aucun service après-vente n’étant possible en cas de modification du matériel. De plus, il ne peut y avoir qu’une seule interface réseau, un seul disque virtuel ou un seul CD-ROM par machine virtuelle. Seuls les systèmes d’exploitation ARM64 démarrant en EFI sont supportés. En outre, une seule machine virtuelle peut utiliser l’USB à la fois et seuls les formats d’images disque QCOW2 et RAW sont supportés pour le moment (et il n’est pas possible d’en réduire la taille).

La Freebox Delta dispose de quelques machines virtuelles pré-installées, dont Fedora 30, Ubuntu 19.04 et Debian 10.1. Free promet que la liste s’agrandira avec le temps.
Et pour les geeks passionnés de détails techniques, le Freebox Server utilise QEMU 4.1.0, EDK2 201811, ainsi que le noyau Linux pour la virtualisation. L’interface Freebox OS utilise xterm.js pour la console série et noVNC pour l’affichage d’écran. Tous les composants libres utilisés sont disponibles sur cette page.
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