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Les robots sont parfois « accusés » d’occuper des postes de travail qui auraient pu très bien pu être occupés par des salariés. Mais dans ce café de Tokyo du quartier Akasaka, les robots OriHime-D qui servent les repas aux clients restent pilotés à distance par des employés bien humains; autant embaucher de véritables serveurs me direz-vous, sauf qu’ici les employés-pilotes de robots sont tous atteints de handicaps physiques lourds, à l’instar de Masatane Muto, quasi paralysée par une myopathie musculaire. Sans robots, Masatane et les autres employés n’auraient pas pu être embauchés.

Les robots Orihime-D mesurent 1,2 m de haut et peuvent transporter une charge utile de 20 kg tout en transmettant des vidéos à distance. Les pilotes-humains n’ont même pas besoin de se rendre sur place et peuvent diriger les machines via internet, à partir de postes de travail spécialement emménagés à leur domicile. Ce concept à priori généreux ne trouve pourtant pas sa source dans de bonnes intentions « humanistes » : Kentaro Yoshifuji, le Directeur de Ory Lab. Inc. (la société qui produit les robots) affirme vouloir créer « un monde dans lequel les individus incapables de bouger leur corps peuvent continuer à travailler« .
Yoshifuji souffre lui même d’une maladie psychologique qui l’empêche de communiquer, ce qui l’avait poussé à créer une première génération de robots « communicants » à l’Université Waseda.
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