- La politique de régulation, déjà très stricte, de l’utilisation d’internet en Égypte vient juste de devenir encore plus restreinte et punitive. Le président Abdel Fattah al-Sisi vient de signer une loi concernant le cybercrime, rendant illégal le fait de faire fonctionner et de visiter quelque site qui pourrait être considéré comme étant une menace à l’économie du pays ou à la sécurité nationale. Si vous êtes considéré coupable d’un tel crime, vous devrez faire face à de lourdes amendes ou même à un séjour en prison.

Cette loi est bien évidemment justifiée comme étant une mise en rigueur pour combattre le terrorisme. Quoiqu’il en soit, cette loi est largement considérée comme étant un moyen d’étouffer le véritable but de Al-Sisi qui est de mettre au silence l’opposition politique. En effet, l’Égypte a fermé des sites d’information indépendants et des comptes d’activistes sur différents réseaux sociaux qui contestaient la ligne officielle du parti, aussi pacifique qu’elle puisse être. Ces répressions sont allées jusqu’au point où même Al-Jazeera, la fameuse chaîne de télévision, fut censurée si elle publiait une image peu flatteuse du gouvernement égyptien.
Ce genre de manœuvres ne sont pas nouvelles en Egypte, le régime de Moubarak en faisait des semblables allant même jusqu’à couper toute forme de communications sur sa fin. Mais Al Si-si semble encore plus agressif que ce dernier, il semble très conscient de l’énorme force qu’est internet comme arme révolutionnaire, et il semble déterminé à supprimer ce potentiel vecteur de la révolution, de peur de partager le destin de Moubarak.
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