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Les robots n’auront certainement pas besoin de « ressentir physiquement » la douleur, hormis peut-être les androïdes humanoïdes hyper-réalistes. Mais une peau artificielle capable de recréer des sensations de douleurs, cela pourrait devenir absolument vital pour des personnes atteintes de handicaps (perte de certains membres par exemple), et qui demain n’auront pas à subir les limitations des prothèses actuelles. Un groupe de chercheurs et d’ingénieurs de l’université américaine Johns Hopkins a réussi à mettre au point une peau électronique capable de relayer des « niveaux » de pression ainsi que d’autres informations tactiles jusqu’aux terminaisons nerveuses de l’avant bras (ou de la cuisse, selon la prothèse envisagée). La première couche en surface est composée de nocicepteurs qui « ressentent » la douleur tandis que la seconde couche de mécanorécepteurs informe sur le niveau de pression (il n’y a pas encore de sous-couche pour analyser la température).
Cette peau électronique baptisée e-dermis pourrait donc potentiellement transmettre la sensation de douleur, une « information » qui n’est pas optionnelle dans la mesure où elle avertit aussi de certains types de dangers physiques (brûlure, pression intense, objet coupant etc.). Les prothèses du futur seront donc sans doute très proches des véritables membres, mais l’on peut supposer – société de consommation oblige – que le choix d’une peau artificielle « sensible » restera au choix de l’utilisateur…
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12 Jul. 2026 • 18:49
Sans cela, ces machines seraient tout le temps en réparation ou pire.