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En 1995, on a demandé à l’astronaute (alors à la NASA) Eileen Collins de piloter la Space Shuttle. Première femme à qui on faisait une telle demande, elle a tenu à se composer une équipe de 13 autres collègues, connues comme les Mercury 13. Ces 13 femmes étaient toutes des pilotes des années 60, qui avaient suivi, enduré et réussi les mêmes entraînements que leurs homologues masculins sélectionnés par la NASA pour partir dans l’espace. Mais à cause de leur genre, il a été impossible pour elles de se lancer dans l’aventure spatiale qui a rythmé la Guerre Froide.

Avec Mercury 13, Netflix envoie donc du lourd en présentant l’histoire de ces femmes. Les images d’archives se mêlent aux interviews pour laisser découvrir, tristement sans surprise, à quel point le sexisme a bridé les processus de sélection des astronautes, voire à plus grande échelle les progrès de la science. Et ce même sexisme a même coûté au pays politiquement, puisque la première femme à atteindre l’espace était Valentina Tereshkova, qui avait déjà fait 48 orbites terrestres en 1963. En somme, encore une très bonne production documentaire de Netflix, entre histoire, sociologie, science, et surtout une réalisation qui pousse à l’inspiration.
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(ca va les faire chier)