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De nombreux géants du monde technologique ont officialisé leur soutien à une loi actuellement examinée par le Congrès américain, le Stop Enabling Sex Trafficking Act (ou SESTA). Supposés faciliter le travail des procureurs qui ont des sites facilitant les trafics sexuels dans le collimateur, Wikimedia, la société derrière Wikipedia, prévient cependant que quelques articles pourraient bien aller plus loin que ça, et interférer dans bien des sites internet basés sur un contenu géré par les utilisateurs.

Les modifications seraient ainsi apportées à la section 230 du Communications Decency Act, et c’est principalement ce qui a fait réagir Leighanna Mixter, qui travaille au service juridique de Wikimedia. D’après elle, Wikipedia existe grâce à trois éléments essentiels de la CDA. Dans un premier lieu, elle protège les sites des attaques juridiques à cause du contenu posté dessus par ses utilisateurs. SESTA annulerait ce point là, rendant ces sites extrêmement vulnérables, même dans le cas où ils amèneraient eux-mêmes l’affaire devant la justice.
Ensuite, SESTA permettrait à chaque Etat de gérer comme il l’entend ce genre de lois, et de tenir (ou non) les sites responsables. Or, l’internet aurait plutôt besoin de règles fonctionnant à l’échelle nationale, sans quoi les « petits » sites et sociétés devront, plutôt que de n’avoir à respecter qu’une seule loi fédérale, se renseigner sur énormément de lois et leurs applications dans les différents Etats.
Enfin, le dernier argument concerne les plaignants. En effet, ces derniers ont tendance à poursuivre les sites et plateformes plutôt que les utilisateurs. Il est souvent bien plus facile de tirer sur le messager. La section 230 de la CDA protège actuellement les sites, mais la SESTA va augmenter considérablement leur responsabilité dans ce que disent et publient les utilisateurs.
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