A ce rythme, il n’est pas dit que Crytek sera en mesure de développer un jeu vidéo en 2017. Le studio autrefois référence (surtout grâce à son moteur graphique maison très performant) connait en effet des jours très sombres; on apprenait il y a peu que les salariés du studio n’étaient plus payés depuis 2 mois, une situation déjà suffisamment critique en soi mais qui n’était pourtant qu’un préambule à des décisions beaucoup plus radicales encore : Crytek confirme en effet qu’il ferme sans délais 5 de ses studios dans le monde, 5 studios sur 7 donc.

Le fond noir était malheureusement prémonitoire…
L’ex-géant Crytek, fort de ses filiales délocalisées, n’existe déjà plus : les studios Crytek de Hongrie, Bulgarie, Corée du Sud, Chine et Turquie passent donc à la trappe et leurs salariés avec, ce qui constitue une véritable déroute économique et un drame humain incontestable à quelques jours des fêtes de fin d’année (Crytek annonce toutefois un plan de transition pour ceux qui sont mis à la porte, mais l’on reste pour le moins sceptique alors même que le studio peine déjà à payer ses employés).
Ne reste donc plus que deux studios, celui basé à Francfort et celui de Kiev (Ukraine), et l’on ne peut que croiser les doigts, toucher du bois et prier très fort pour que la saignée s’arrête là.