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Un petit robot de Caltech a assemblé automatiquement une section de structure directement en orbite, une première pour le programme NOM4D de la DARPA. Le démonstrateur ASTRA n’a pas construit une station spatiale entière : il a ajouté un élément à une structure de 1,4 mètre. Mais il valide une méthode destinée, à terme, aux antennes, miroirs ou panneaux solaires trop grands pour tenir dans la coiffe d’une fusée.

ASTRA, pour Autonomous In-Space Tensioned Reflector Assembly, est un atelier robotisé d’environ un mètre cube. Il a décollé le 30 mars 2026 à bord de la mission Transporter-16 de SpaceX, installé sur la plateforme Vigoride 7 de Momentus. Le système emportait deux sections de treillis déjà montées, ainsi que des tubes en fibre composite, des joints en aluminium et une fine surface réfléchissante nécessaires à la suite de l’assemblage.
Après le déverrouillage des protections de lancement, les deux sections préassemblées ont été déployées. Le manipulateur a ensuite saisi les pièces dans des magasins motorisés, les a positionnées et a construit une troisième section en orbite. Il a aussi fixé une membrane perforée et réfléchissante sur le treillis. L’ensemble devait servir de démonstrateur pour une antenne de 1,4 mètre de diamètre.
La DARPA présente cette opération comme la première démonstration d’assemblage automatique d’une structure dans l’espace. Le robot utilisé reste volontairement simple : il se déplace selon trois axes linéaires et répète une séquence de construction. Il ne s’agit ni d’un humanoïde ni d’une intelligence artificielle improvisant seule une solution.
Caltech montre le fonctionnement du démonstrateur dans une vidéo officielle.
Le résultat est plus modeste que l’objectif complet. L’équipe n’a pu fabriquer que la première section supplémentaire avant d’atteindre les limites de temps de la mission. Les commandes étaient envoyées depuis le sol, puis les ingénieurs vérifiaient le résultat grâce aux images de onze caméras. Ils ne disposaient que de sept ou huit fenêtres quotidiennes d’environ quinze minutes pour communiquer avec le système.
Des problèmes imprévus ont nécessité plusieurs répétitions. Caltech avait heureusement conservé un double du matériel au laboratoire afin de reproduire chaque anomalie et préparer une correction. Cette phase de dépannage rappelle qu’une première réussie ne constitue pas encore une chaîne de production autonome et continue.
Le programme apporte néanmoins une réponse concrète à une contrainte physique. Les grandes structures spatiales sont aujourd’hui pliées pour le lancement, comme les panneaux solaires, ou assemblées manuellement à partir de gros modules. Leur taille reste donc liée au diamètre de la fusée et à la complexité des déploiements. Nous avons récemment évoqué une station gonflable conçue pour contourner cette même limite. NOM4D explore l’autre option : expédier des pièces compactes, puis construire là où l’équipement sera utilisé.
La DARPA vise à long terme des ouvrages de plusieurs centaines de mètres, voire de plusieurs kilomètres. Une grande antenne radio pourrait gagner en sensibilité, un miroir spatial pourrait collecter davantage de lumière et de vastes panneaux solaires pourraient produire plus d’énergie. Le principe intéresse aussi les dépôts logistiques et les habitats, sans que l’agence n’annonce encore de mission opérationnelle.
ASTRA ne démontre pas que ces dimensions sont déjà accessibles. Il montre qu’un treillis peut être fabriqué pièce par pièce dans l’environnement réel de l’orbite, après le lancement et sans intervention d’astronautes. Le passage de l’idée au prototype spatial a pris quinze mois selon la DARPA.
Le programme NOM4D doit encore mener une autre expérience. Une équipe de l’université de l’Illinois testera à bord de la Station spatiale internationale une résine capable de polymériser avec peu d’énergie afin de fabriquer un composite résistant en microgravité. Cette approche complétera l’assemblage mécanique d’ASTRA par la production de matériau directement dans l’espace.
NOTE INTERNE — VISUEL À VÉRIFIER AVANT PUBLICATION ET BLOC À RETIRER
Image candidate 1, droits non confirmés et fichier non téléversé : https://caltech-prod.resources.caltech.edu/main/images/Bay3_top_camera.a3914f5d.original.png?download=true
Page source ou licence : https://www.caltech.edu/about/news/caltech-robotic-space-demo-successfully-builds-in-space
Crédit connu et motif du doute : Caltech/Momentus ; image officielle de la démonstration, mais la page ne fournit pas d’autorisation explicite de republication.
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