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Alors que certains rêvent déjà d’aller coloniser nos voisines les plus proches, d’autres, plus pragmatiques, étudient l’impact de l’environnement spatial sur la vie. Ainsi, en 2021, quelques centaines d’embryons à deux cellules de souris se trouvaient sur l’ISS. Près d’un quart des échantillons revenus sur Terre ont formé des blastocystes sains. Les chercheurs voient donc là une première bonne nouvelle : les radiations et l’apesanteur ne sont pas des obstacles majeurs à la reproduction.

La reproduction est plus complexe que cette simple étape. Cependant, pour Christiane Hahn, biologiste à l’European Space Research and Technology Center, il s’agit d’un bon point de départ. Ces embryons sont les premiers de mammifères à nous revenir de l’espace, ce qui devrait permettre une meilleure compréhension du processus. Pour la suite des opérations, les chercheurs vont concentrer leur travail sur l’impact de la microgravité sur le positionnement des cellules dans les blastocystes. Selon l’étude actuel, trois quarts des cellules étaient placées correctement. Mais nous manquons encore de données pour appréhender les différents facteurs et autres potentiels obstacles. Sans développement des cellules viable, inutile de penser à d’éventuelles colonisations ou voyages à très longue durée dans l’espace.
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