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C’est une affaire de grande ampleur que vient de dévoiler le consortium Forbidden Stories, un groupe de journalistes internationaux. Pour Jacques Monin, journaliste à FranceInfo, il s’agit même « sans doute l’affaire de cyberespionnage la plus importante depuis l’affaire Snowden ». Le projet Pegasus est le nom donné à un programme d’espionnage téléphonique massif de dizaines de milliers de journalistes, hommes politiques, avocats et militants partout dans le monde.

Ainsi, les services secrets de plusieurs pays, dont ceux du Maroc, Indonésie, Arabie saoudite, Émirats Arabes Unis, Kazakhstan, Azerbaïdjan, Mexique, Inde, Togo, Rwanda ou bien encore de la Hongrie (pourtant en Europe) utiliseraient le logiciel espion de la société israelienne NSO afin de placer « sur écoute » des journalistes, militants, mais aussi des hommes politiques haut placés (dont un chef d’état et deux chefs de gouvernement européens !).
La firme israélienne NSO vend pourtant son logiciel comme un outil de lutte contre la cybercriminalité, mais les usages réels des états qui en ont passé commande dénotent pour le moins d’un double discours et d’un assez grave manquement à l’éthique.
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10 Jul. 2026 • 20:28