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Facebook continue d’être accusé d’avoir été une pièce maîtresse dans les votes. Les États-Unis ont déjà accusé les réseaux sociaux d’avoir laissé passer de fausses informations créées par des groupes russes afin de dénigrer Hillary Clinton et faire gagner Donald Trump. Voilà maintenant que le Royaume-Uni s’attaque à Facebook au sujet du vote pour le Brexit.

Le président d’une commission parlementaire britannique a accusé le réseau social d’avoir négligé une demande d’informations qui lui a été faite sur une possible ingérence russe dans le vote sur le Brexit. Suite au référendum qui a eu lieu en juin 2016, la commission chargée du numérique, de la culture, des médias et du sport (DCMS) de la Chambre des Communes a lancé une enquête visant à identifier les fausses informations qui auraient pu influencer le vote. Elle a demandé à Facebook et Twitter de lui fournir des éléments sur d’éventuelles ingérences russes.
Facebook a répondu avec une lettre dans laquelle le réseau social indique avoir trouvé seulement trois publicités financées par la société Internet Research Agency. Celle-ci est liée au renseignement russe et est accusée d’avoir publié des milliers de messages pour influencer l’élection présidentielle américaine de 2016. Elle n’aurait donc pas eu d’impact sur le vote du Brexit.
De plus, Facebook explique que les publicités en question visaient les utilisateurs américains et elles n’ont été vues que 200 fois au Royaume-Uni. En outre, elles évoquaient l’immigration et non le vote du Brexit. Cette réponse n’a pas suffi au président de la commission, « il semblerait qu’aucun travail n’ait été fait par Facebook », a-t-il indiqué. « J’ai rencontré Facebook (mercredi) et je leur ai demandé de nouveau une réponse complète », a-t-il fait ajouté.
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