GoPro cherche une nouvelle trajectoire. L’entreprise californienne, longtemps symbole des caméras d’action, explore désormais des débouchés dans les secteurs de la défense et de l’aérospatial, tout en étudiant une possible vente voire d’autres options stratégiques.
Des caméras robustes pour un marché militaire en plein essor
Le virage peut surprendre, mais il n’est pas illogique. GoPro sait produire des caméras compactes, résistantes, légères et capables de filmer dans des conditions extrêmes. Autant de qualités recherchées pour les drones militaires, les opérations de terrain, la surveillance, l’entraînement ou les systèmes embarqués du matériel de défense.

La cam-action GoPro Hero 12 Black
Dans un contexte où les budgets militaires augmentent et où les investisseurs se ruent sur les start-up de défense, le groupe espère peut-être trouver un relais de croissance. L’annonce de cette nouvelle orientation avait d’ailleurs brièvement soutenu l’action GoPro, avant que l’enthousiasme ne retombe assez vite.
Une entreprise affaiblie malgré une marque culte
Licenciements, pertes et options stratégiques
GoPro reste une marque mondialement connue, mais son modèle économique s’est fragilisé depuis quelques années. Les ventes reculent, les pertes augmentent et son cours de Bourse stagne à des niveaux très bas. L’entreprise a récemment annoncé la suppression d’environ 25 % de ses effectifs alors qu’elle compte encore un peu plus de 600 salariés, contre près de 1 500 à son pic !
La société a mandaté la banque d’investissement Houlihan Lokey pour examiner une vente potentielle et d’autres scénarios. Son conseil d’administration affirme avoir reçu plusieurs marques d’intérêt non sollicitées venant de secteurs variés, dont la défense et la finance.
Quinze ans après avoir incarné à elle seule l’aventure filmée à la première personne, GoPro se retrouve donc désormais face à une réalité nettement plus difficile, ce qui est reste difficile à croire au vu du prestige de la marque,