Après près de 14 ans en orbite, Van Allen Probe A, l’une des deux sondes de la NASA dédiées à l’étude des ceintures de radiation terrestres, s’apprête à effectuer une rentrée atmosphérique non contrôlée. L’engin, désormais à court d’ergols, ne peut plus maintenir une orientation stable et sa trajectoire se dégrade inexorablement sous l’effet du frottement de la haute atmosphère.
Une rentrée prévue ce 10 mars, avec une marge d’incertitude
Les prévisions de suivi indiquent une rentrée autour du 10 mars au soir (heure de la côte Est américaine), soit dans la nuit du 11 mars en France, avec une incertitude pouvant atteindre 24 heures. Comme il s’agit d’une descente non pilotée, il reste impossible de déterminer à l’avance le lieu exact où d’éventuels débris pourraient retomber.

600 kg : la plupart se consumera, quelques éléments pourraient survivre
La sonde pèse environ 600 kg. La NASA s’attend à ce que l’essentiel de la structure se désintègre lors de la traversée à grande vitesse de l’atmosphère, mais certains composants, plus denses ou conçus pour résister à des conditions extrêmes, pourraient atteindre le sol.
Un risque statistique estimé à 1 sur 4 200
L’agence estime le risque de blessure à 1 sur 4 200 (environ 0,02 %). Autrement dit, la probabilité est très faible, et les fragments restants ont de fortes chances de tomber dans une zone inhabitée, notamment au-dessus des océans qui couvrent la majorité de la surface terrestre.
Un héritage scientifique toujours utile
Lancée en 2012 avec sa jumelle Van Allen Probe B, la mission a largement dépassé sa durée initiale et a fourni des données clés sur la météo spatiale, les particules piégées par le champ magnétique terrestre et leurs impacts sur les satellites, les astronautes et certaines infrastructures au sol. La sonde B, elle, devrait rester en orbite encore quelques années, prolongeant l’héritage d’une mission devenue une référence pour comprendre l’environnement radiatif proche de la Terre.