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On savait Facebook peu scrupuleux avec nos données, mais de là à mener une expérience massive sur 690 000 utilisateurs, expérience psychologique affectant leur humeur, sans leur donner le choix de participer ou pas, ni les prévenir… c’est pourtant ce qui s’est passé en 2012.

Les scientifiques travaillant pour le compte de la firme ont ainsi modifié le Flux d’actualité de 689 003 utilisateurs, tous anglophones, pour essayer de prouver qu’une des posts négatifs affectent négativement l’humeur d’un utilisateur, et vis versa. Pour ce faire, ils ont donc pour la moitié du groupe commencé à retirer du Flux d’actualité les posts négatifs, et pour l’autre moitié les posts positifs, et en ont conclu que les utilisateurs confrontés uniquement aux posts négatifs en ressortent de moins bonne humeur.
Evidemment, il est facile de comprendre pourquoi une telle expérience, sur un groupe d’utilisateurs n’ayant rien demandé, est aussi mal prise. Et le pire, c’est que la firme est en fait dans son bon droit. Les fameuses conditions d’utilisation que tout les utilisateurs signent à l’inscription du service stipulent que leurs informations privées pourront être utilisées « pour des opérations internes, incluant dépannage, analyse de données, recherches et amélioration du service ». Qu’en pensez-vous ?
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12 Jul. 2026 • 18:49
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