Après bien des débats et controverses, le Royaume-Uni devient le premier pays à approuver un traitement par manipulation des gènes CRISPR. Cette décision concerne pour l’instant deux maladies du sang très spécifiques, mais on pense d’ores et déjà à l’appliquer à bien d’autres soucis génétiques. En génétique, CRISPR désigne des familles de séquences répétées dans le génome de certains organismes. En l’occurrence, il s’agit d’une sorte de chirurgie génétique où les médecins injectent un système RNA correspondant au problème identifié dans l’ADN. La Cas9, une protéine de ce système, va ensuite « couper » le morceau de code visé. La cellule devrait par la suite pouvoir réécrire le code correctement en réparant la « coupure ».

Cette opération peut être effectuée en dehors du corps. Les chercheurs modifient en effet les cellules avant de les replacer. Pour l’heure, voici les deux maladies concernées :
- L’anémie des cellules falciformes : Elle modifie la forme des globules rouges, causant ainsi des douleurs d’une intensité rare. Elle touche environ 20 millions de personnes dans le monde.
- Thassalémie-beta : Une anémie réduisant considérablement la production d’hémoglobine. Elle peut mener à une hypertrophie de la rate et à la déformation des os. Elle touche entre 80 et 90 millions de personnes dans le monde
Les traitements n’ont pas encore de prix annoncé, mais on l’estime quelque part entre 1 et 2 millions de dollars, ce qui devrait considérablement limiter son accès.
jouer à Dieu équivaut à jouer avec une bombe à retardement…
Mais comme c’est juste pour peaufiner la technique pour, par exemple, finalement réussir à rallonger les télomères, ils le feront de toute façon.