YouTube a décidé de modifier une politique qui était en place depuis quelques mois maintenant. Tout YouTubeur qui disait des gros mots (tout particulièrement au début des vidéos) perdait la monétisation. De fait, il ne touchait pas de revenus avec la ou les vidéos en question. Cette règle évolue.

Du changement sur YouTube
Voici ce qu’annonce YouTube, en place dès maintenant :
- L’utilisation d’un langage profane modéré à tout moment de la vidéo peut désormais faire l’objet d’icônes vertes [comprendre : éligibilité aux revenus].
- L’utilisation de grossièretés plus fortes dans les 7 premières secondes ou de manière répétée pendant la majeure partie de la vidéo peut désormais faire l’objet de publicités limitées (dans la mise à jour de novembre, cela n’aurait pas généré de recettes publicitaires).
- Les contenus vidéo contenant des injures, modérées ou fortes, après les 7 premières secondes peuvent désormais recevoir des icônes vertes, à moins qu’elles ne soient utilisées de manière répétitive pendant la majeure partie de la vidéo (dans le cadre de la mise à jour de novembre, cette utilisation n’aurait pas généré de recettes publicitaires).
- Les injures modérées ou fortes utilisées dans la musique de fond, les pistes d’accompagnement, la musique d’intro/outro peuvent désormais générer des revenus publicitaires complets (auparavant, elles ne généraient pas de revenus publicitaires).
- L’utilisation de tout blasphème (modéré ou fort) dans les titres et les vignettes sera toujours démonétisée et ne pourra pas donner lieu à des publicités, comme c’était le cas avant la mise à jour de novembre.
YouTube utilise des algorithmes pour analyser le texte et les images des vidéos et retirer les contenus illégaux ou non conformes à son règlement. D’autres règles visent à modérer le contenu dans le but de protéger les annonceurs qui ne souhaitent pas voir leur marque associée à des expressions vulgaires. Mais aucune liste exhaustive n’est communiquée par la plateforme.
Avec le durcissement progressif de ces règles, de nombreux YouTubeurs se sont mis à censurer (biper) eux-mêmes de plus en plus d’expressions potentiellement interdites, afin de se prémunir contre une démonétisation qui peut être rétroactive, car les changements de règles concernent même les vidéos publiées avant les mises à jour.
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